Test – Girls und Panzer, Master the Tankery!

Garupan

L’anime Girls und Panzer (Garupan) a surpris son monde en 2012 par son improbable (incompatible?) mélange entre collégiennes et chars d’assaut. Des personnages vraiment attachants et la qualité ahurissante de la réalisation aidant, le business autour de la licence ne mis pas longtemps à exploser, donnant lieu à l’adaptation PSVita qui nous occupe aujourd’hui. Assez simple dans sa composition, Garupan se divise modestement entre mode histoire et mode battle royale.

Miho a

Le mode histoire propose, comme son nom l’indique, de revisiter le scénario de l’anime. De la séance d’entraînement jusqu’à l’haletante finale contre les allemandes de Kuromori Mine, en passant par le match amical contre St-Gloriana, à vous de mener l’iconique Panzer IV de Miho sur la plus haute marche du podium. Ce mode est vraiment très proche de la série : on y revisite les scènes les plus cultes et le jeu est doublé de A à Z pour mieux retrouver l’ambiance.

St-Gloriana a

Pour parfaire cet aspect, BandaiNamco a fait enregistrer une grande quantité de dialogues afin de divertir les aficionados : le groupe du Ⅲ突 (Santotsu) est sans arrêt dans les allégories historiques, les américaines de Sanders sont hystériques et les italiennes de Anzio ne cessent de se plaindre de leur manque de moyens, etc. Autant de petits détails pour se sentir comme devant sa télé, d’autant plus que le jeu pousse le vice jusqu’à intégrer des portions de l’anime aux moments clés.

seitokai b

En plus du tank de Miho, vous pouvez refaire toutes les missions du point de vue des autres équipes. Cela apporte une variété intéressante et permet parfois de réécrire l’histoire : vous pouvez par exemple gagner le match contre St-Gloriana (perdu dans l’anime), et même donner le coup de grâce avec le 38t du Seitokai team. Cependant, tous ces épisodes étant des missions distinctes mais similaires, on ne peut pas s’empêcher d’y voir là un peu de durée de vie artificielle.

swap

Le gameplay à la CoD est très accessible et on s’amuse immédiatement. Les chars retrouvent en outre leurs particularités et sont très différents les uns des autres, tout en ayant une physique propre très convaincante : le Type-89 japonais est par exemple très rapide et maniable mais très peu puissant, et à l’inverse, le Ⅲ突 avec sa tourelle fixe fait des dégâts considérables mais n’est pas très manœuvrable. A de nombreuses occasions, vous pourrez également changer le tank que vous contrôlez parmi ceux de votre équipe, ce qui ajoute une dimension stratégique qui va au-delà du simple shoot. Tous ces éléments rendent Gurapan indéniablement fun à jouer, mais le titre n’évite pas quelques impairs.

Déjà, le système de switch est perfectible. Vous dirigez un tank principal et vous ne pouvez passer le relais que lorsque que la jauge prévue a cet effet se remplit. Cela ne poserait pas vraiment de problème si l’IA de vos équipiers était à la hauteur, mais ces derniers ont beaucoup trop tendance à s’éloigner des objectifs, ce qui fait qu’on ne les a pas toujours au bon endroit au bon moment. Il aurait été de loin préférable de pouvoir switcher sans restriction. Mais bon, c’est un peu la mode au Japon ces temps-ci : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué? En outre, le mode story, arrimé à l’anime, est souvent très dirigiste.

St-Gloriana b

Cela est heureusement compensé par le mode Battle Royale qui est un véritable cadeau de noël pour les fans. Vous pouvez en effet organiser votre équipe comme vous le souhaitez, y compris en mélangeant les tanks des différentes écoles de l’anime. Une fois votre équipe all-stars formée, vous avez le choix entre relever des défis pré-selectionnés par le jeu, ou encore définir également la composition de l’ennemi. C’est évidemment le gros point fort de Garupan, dans la mesure où les adversaires de Ooarai sont extrêmement populaires et beaucoup de fans rêvent sans aucun doute depuis longtemps de les voir au centre du jeu.

Graphiquement, c’est très inégal. L’essentiel est assuré, c’est à dire la modélisation des tanks et des personnages (car les commandants sortiront de temps en temps la tête de leur char comme pour évaluer la situation, un détail très sympa et bien pensé par les développeurs) qui est plutôt satisfaisante. En revanche, les environnements extérieurs font un peu tâche, même si les villes reproduisent plutôt bien le paysage urbain japonais. Si on a le plaisir d’entendre Katyusha résonner lors de la demi-finale, dans l’ensemble la musique manque cruellement de variété et de pêche.

Cette adaptation vidéoludique de Girls und Panzer remplit sont contrat vis-à-vis des fans qui prolongeront agréablement le plaisir. Il n’est cependant manifestement pas assez nerveux pour les autres qui resteront logiquement sur tankiste.fr

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