僕の冬 #2018

art 5

Les années se suivent et se ressemblent. Toujours les mêmes types de jeux, toujours les mêmes types d’anime, toujours les mêmes types de manga. Pourtant, si elles se ressemblent, cela ne veut pas dire qu’elles sont identiques. L’inconscient sociétal avance, et le contenu media avec lui. En bien, ou en mal. Cela n’est qu’une question de point de vue. En jeu vidéo, les progrès de la scène indé sont fulgurants, les animes sont de plus en plus prisés et loués, et les rayonnages des livres opèrent des transformations aussi radicales que spectaculaires. L’année 2017 a consolidé le mouvement, le temps de l’expérimentation est peut-être déjà derrière nous…

星の欠片の物語、ひとかけら版_20180129211017

L’une de ces manifestations est le PSVR. Curieux d’essayer plusieurs titres, je me suis décidé à le commander au Père Noël. La semi-hype VR ne n’a jamais semblé vraiment convaincante, mais mon essai de Senran Kagura Peach Beach Splash en réalité virtuelle le fut. Je ne m’attendais pas à un tel degré d’immersion. Je suis resté bouche bée après l’essai devant la dimension de l’événement. Si en 6 mois de PSVR on a déjà pu aboutir à un résultat comme ça, imaginez ce dont on va avoir accès dans 5 ou 10 ans ! Les possibilités sont effarantes, ce sera une révolution totale si elles deviennent réalité. Je me suis depuis procuré Hoshi no Kakera no Monogatari qui est bluffant lui aussi.

DISSIDIA FINAL FANTASY NT_20180128232507

Plus classique, Dissidia FF NT vient réchauffer les week-end hivernaux. A force d’effort, d’énervement et de crispation, je finis comme d’habitude par crever de chaud. La preuve d’un jeu de combat accrocheur, en somme. Le jeu est clairement magnifique, les animations sont super et la bande son déchire comme il faut. L’univers de FF est recréé à merveille. Les combats en ligne sont très exigeants, ce qui aggrave malheureusement certains déséquilibres. Terra (et généralement tous les persos Shoot) sont hyper durs à jouer car considérablement trop lents et pas assez précis. C’est la croix et la bannière pour marquer des points et c’est un peu dommage car tout le reste est génial. Mais revenons aux animes…

Misora a5

Kûsen Madôshi Kôhosei no Kyôkan est un vieux harem que j’avais sur le disque dur donc je me suis décidé à la lancer. Il raconte la vie de Kanata, instructeur nonchalant ayant pour mission de transformer une bande de trois nulles en championnes du combat tactique. Les scènes d’action étaient franchement pas terrible mais dans l’ensemble c’était drôle et bien présenté. L’anime utilise les personnages à bon escient, particulièrement dans le tout dernier épisode qui reverse complètement les codes du genre, puisque que sont les filles qui portent le KO final et non le héros.

Aiz ac

Faire un spin-off sur le personnage le plus intéressant, c’est toujours bon à prendre mêmes si l’anime original est raté. Aiz est l’héroine de ce Sword Oratoria et sans surprise, c’est considérablement mieux que Danmachi, même si les scénaristes ne peuvent pas s’empêcher de raccorcher ce spin-off à l’histoire principale, ce qui est très pénible. Il n’en reste pas moins que la famille Loki est un groupe haut en couleur fort divertissant, composé de personnages nettements plus amusants et affirmés que les saules pleureurs de l’original. Les combats sont pas surfaits, on voit des vraies confrontations avec une mise en scène sérieuse derrière. En fait, cette série a quasiment tout ce que l’original n’avait pas.

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Classroom of the Elite fut très intéressant par son originalité. 4 classes de lycéens concourent pour obtenir les meilleures places dans la vie active, mais le classement ne se fait pas par les notes mais par des points. Tout l’intérêt de cette série est que la gestion des points est particulièrement complexe et que seuls les meilleurs stratèges peuvent les maximiser. La héros Ayanokôji est expert en la matière et va discrètement former des plans pour faire échec aux autres classes, malgré les cancres de la sienne. Classroom of the Elite est le digne successeur de cette lignée de licences qui établissent des jeux aux règles aussi fouillées que passionnantes, et l’intriguant mystère qui entoure Ayanokôji ne fait que renforcer son attrait.

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Gamers m’a terriblement interpellé. Racontant les quiproquos sentimentaux de cinq passionnés de jeux vidéo, il vient démentir la contradiction fondamentale entre jeu vidéo et vie sentimentale. C’est presque trop bien fait : les relations idylliques entre tous ces mordus semblent nous pousser à rechercher la réalité qu’il y a derrière. Au-delà ce ça, c’est aussi drôle qu’émouvant. Une belle réussite.

hime ac

Voilà un petite merveille. Princess Principal raconte les missions de quatre espionnes dans un Londres fictif coupé en deux au début 20e siècle. Un univers original aux intrigues politiques très complexes, parsemé de trahisons et messages moraux assez extraordinaires. On est surpris et émerveillé de bout en bout, surtout dans l’épisode 8 qui renverse totalement la perspective du scénario au point que mon cerveau a fait un blanc : impossible de remplacer correctement les personnages dans le contexte après ce qui venait de se passer. Anime de la saison, haut la main.

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La première chose qui je fais en rentrant du Japon est toujours extrêmement symptomatique. En octobre 2015, j’avais lancé Nights of Azure PS4. En 2016, c’est Persona 5 que j’avais immédiatement commencé. Au printemps 2015, j’avais… … non, ça on va pas le dire. En 2017, je me suis dépêché de lancer la 2e saison de New Game, la sensation de l’an dernier. Même si l’effet de surprise n’est plus là, cette suite fait encore très fort, surtout dans la description des rivalités et de l’ambition. Les espoirs déchus d’Aoba sont poignants. On apprécie également le rôle renforcé d’Umiko et d’Hifumi, ainsi que tous les délires et toutes les parodies du monde du travail toujours à mourir de rire, car tellement vrais.

Ijosha no ai

J’ai trouvé ce manga en devanture d’une librairie en débarquant à la gare de Fukuoka. Je suis à peu près sûr qu’il n’aurait pas dû être là. Pratiquement insoutenable dans ce qu’il montre ou qu’il raconte, Ijôsha no Ai n’est absolument pas tout public. Midô est une collégienne amoureuse tout ce qu’il y a de pas normal puisqu’un jour, elle assassine froidement une de ses rivales amoureuse du jeune Kazumi. Furieusement éprise de Kazumi, Midô ne tardera pas à revenir hanter la vie de l’élu de son cœur après des années de mise en quarantaine. S’ensuit un véritable thriller entre Kazumi qui cherche à se venger et la yandere Midô capable des pires exactions pour l’avoir à elle toute seule. La structure de l’histoire, parsemée de scènes choc et des retournements de situation, est totalement hypnotique. Mais je le repète, le degré de violence psychologique ici est sans précédent. Prenez n’importe quel autre manga Seinen, c’est les Bisounours à côté.

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