熊本、地震のせいでくまったな~ (Kumamoto, c’est la faute au tremblement de terre!)

Kumamoto panel

Vous pensiez que c’était fini ? Eh ben non. Me revoilà à Incheon non pas pour rentrer en France (c’est beaucoup trop tôt), mais pour franchir la mer du Japon en direction de Kyûshu, dont mon exploration s’arrête à Fukuoka en 2012. Il est donc temps d’aller plus loin.

Kumamoto plane b

Je prends Jin Air en direction de l’île septentrionale japonaise. Pour une raison que j’ignore, Jin Air refuse les batteries externes dans la soute (mais les autorise en cabine). Pensant que j’ai les trois dans mon sac à dos, je valide le check-in. Je m’aperçois trop tard que j’en avait laissé une dans la valise. Imaginez quoi, ces enfoirés on ouvert le bagage pour retirer la batterie et la jeter (alors que le check-in avait été validé). C’est la première et la dernière fois que je prends Jin Air.

Kumamoto plane

L’aéroport international de Kyushu est, comme celui d’Osaka, une île artificielle. C’est pas franchement très grand, les aérofreins ont intérêt à bien fonctionner…

euh, on a pas dépassé l’aéroport, là ?

Kumamoto plane a.JPG

ON EST PAS UN PEU PRES DE L’EAU, LA ?

Après un 360° digne de Ace Combat, l’avion se pose normalement sur l’aéroport aérodrome de Kyushu. C’est là que ça devient compliqué : il faut que je chope le Japan Rail Pass + une SIM data avant de partir pour Kumamoto. Un représentant de Jin Air me tend un ticket de bus gratuit pour Kokura. Cool, vous ne me devez plus que 2400¥ pour ma batterie… Bon, y’a pas mort d’homme, hien ? … sauf si je recroise un employé de Jin Air !

Kumamoto bus

Le bon côté des choses est que je vais pouvoir être à Kokura bien plus tôt que prévu. Mais même avec cela, le timing pour le Japan Rail Pass est chaud, car le bureau de Kokura ferme à 19h00. J’aurais pu prendre le car directement pour Fukuoka, mais je n’allais pas faire 1h30 de bus comme un réfugié guatémaltèque. Non, au Japon, je me déplace avec classe.

Kumamoto eva

Arrivé sans encombre à Fukuoka par le premier Shinkansen, je constate que le Shikansen spécial Evangelion est encore en activité. Malheureusement, il n’y a qu’un départ par jour dans chaque sens. Le timing est trop difficile.

Kumamoto yodobashi

La chance est toujours avec moi (enfin, depuis la perte de ma batterie externe). Le Yodobashi est juste devant mon nez, je vais pouvoir prendre la SIM data et repartir très rapidement.

Kumamoto shinkansen

Non sans avoir, à peine arrivé, cédé aux vices : l’alcool, les femmes (en manga), l’argent (dépensé sans compter).

Kumamoto jinja

Le lendemain, en cherchant une arène rouge dans Pokémon Go, je tombe par hasard sur 北岡神社 (kitaoka jinja), très agréable sanctuaire shintô.

mikuji

C’est l’occasion de prendre mon mikuji de l’année. Grande première (enfin si je me rappelle bien), c’est un daikichi! Je vais donc être au summum du bonheur selon la terminologie shintoiste. Voyons, voyons… Désir → « vos projets se réaliserons plus tôt que vous ne l’espérez ». Bien, ça. Objets perdus → « il y en aura ». Sans blague…

Kumamoto center

Le centre de Kumamoto est assez standard (galeries marchandes, bon restaurants, etc.) mais se distingue par l’omniprésence de sa mascotte l’ours noir Kumamon (kuma voulant dire « ours »).

Kumamoto tram

Le tram était loin d’être formidable. Trop étroit, trop peu fréquent, lent aussi, il a beaucoup de mal à transporter efficacement les habitants de Kumamoto. Le thème musical que je prendrai pour cette ville sera bad feeling about this de Cyberdimesion Neptunia.

Je me presse chez animate, mais le choix est plutôt décevant. Rashinban à l’étage au-dessus est nettement plus intéressant par sa sélection de goodies Girls und Panzers hyper-rares et ultra-bradés.

Kumamoto kato

Il est temps de quitter la zone commerciale pour la zone cuturelle. On y voit Kiyomasa Katô, qui régna sur la province après la bataille de de Sekigahara. On considère que c’est lui qui a posé les fondements pour le développement de Kumamoto.

Kumamoto castle

Non loin de là, nous voilà au château. Pas de chance, celui-ci est fermé.

Kumamoto castle a

On ne peut voir que l’une des tours, et encore, seulement de loin : il est strictement interdit de pénétrer dans l’enceinte. Les écriteaux disent que l’édifice a énormément souffert du tremblement de terre survenu l’an dernier et que des pans de murs entiers se sont effondrés. Le reste fait l’objet de travaux pour éviter d’autres dégâts. Le château de Kumamoto n’en est pas à son premier malheur : il avait déjà été salement endommagé par des séismes en 1625 et 1889. D’après le vigile, ce n’est pas une question de mois mais d’années. Il faudra revenir beaucoup plus tard.

Kumamoto soseki

Je me dirige donc vers mon objectif du lendemain : l’ancienne maison de Natsume Sôseki, le génial écrivain de Meiji. Là encore je trouve porte close, pour les mêmes raisons. Impossible d’en savoir plus sinon que Sôseki a véçu là de 1896 à 1900. Il est temps de se pencher sur une carte pour voir ce qu’il reste à faire pour le matin suivant.

Kumamoto garden

Il y a bien le jardin Suizenji, construit par la famille Hosokawa au 17e siècle. Plutôt joli, bien que petit, ce jardin est une marche agréable mais sans surprise. C’est par contre ici que j’obtiens enfin Canarticho (qui n’apparaît qu’en Asie) dans Pokémon Go. Kumamoto aura donc été juste un semi-échec. Finalement, j’ai bien fait d’y consacrer deux jours et non trois.

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2 réponses à “熊本、地震のせいでくまったな~ (Kumamoto, c’est la faute au tremblement de terre!)

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