僕の冬 #2017

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Cela faisait 15 jours qu’on avait pas vu une température positive. Dans un tel environnement, on est d’autant plus content de pouvoir se réchauffer devant un bon anime. Ca tombe plutôt bien, cette demi-année a été plutôt chaleureuse.

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En plus d’avoir les oreilles au chaud, je vais maintenant pouvoir écouter avec classe. Mon cadeau de noël est en effet arrivé très en retard. Pour faire le récit complet de ce superbe casque Hatsune Miku, il faut remonter quelques mois en arrière.

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16 septembre 2016, un jour avant le Tokyo Game Show. Je presse le pas sur le quai du Shinkansen. Direction : Nagoya. Une semaine plus tôt, un tweet officialisait l’existence de ce casque produit sur-mesure par Sony en fin d’année, et vendu uniquement dans les Sony stores de l’archipel. Il n’y en aura pas pour tout le monde. Le Sony store de Ginza étant fermé pour travaux, impossible de se procurer l’objet sur Tokyo. La capitale de la préfecture d’Aichi est ma seule chance et j’entends bien la saisir.

L’expédition se solde par un terrible échec : le casque n’est pas en vente. La nana du Sony store me dit qu’il n’arrivera au mieux qu’en novembre, et qu’il faut une adresse japonaise pour le commander. Je dois donc y renoncer… pour l’instant.

A mon retour, je reçoit ma faceplate Hatsune Miku, commandée sur le site Nin Nin Game en juin. La faceplate est également construite par Sony en coopération avec Piapro, donc Nin Nin Game pourrait proposer le casque également. Banco.

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Il fait certes froid, mon planning est chargé, mais certains blockbusters exigent de sortir pour aller au cinéma. Les Animaux Fantastiques ne fut pas le déplacement le plus fructueux. L’idée d’entendre l’univers de Harry Potter aux Etats-Unis et de décrire une société des sorciers un peu différente était bonne : l’univers du film est tout à fait convaincant avec l’inquiétante agence gouvernementale MACUSA et son impressionnant siège. Le problème vient des personnages, très peu marquants : le héros n’a rien d’héroïque et l’héroïne est encore plus sous-utilisée que Alicia dans Tales of Zestiria. Pire, le film passe complètement à côté de son sujet, car il abandonne très vite le thème des créatures (qui ne sont guère impressionnantes, un dragon aurait été un minimum) pour se centrer sur les personnes. Au final, cette nouvelle licence cinématographique me semble être une série d’occasions manquées.

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Je n’étais pas très chaud pour Star Wars Rogue One après le désastre Star Wars Episode VII. Apprenant que Rogue One revenait dans l’univers de l’original, je me dis que ça peut valoir le coup. De fait, Rogue One a fait parfaitement tout ce que Star Wars VII avait raté. Exit la Jedi autiste, l’héroïne de Rogue One a un vrai charisme, une personnalité forte et la détermination de plus grands. Les persos secondaires sont excellents aussi, comme le droïde mauvaise langue absolument désopilant, le perfide Krennik ou le surprenant moine (qui a tout l’air d’un Jedi). Cerise sur le gâteau, les scènes de bataille sont parmi les meilleures de la série, la mise en scène a du style et les méchants sont des vrais méchants, pas des brutes hystériques. Une vrai réussite qui rassure quant au génie de la Licence Star Wars, visiblement toujours intact.

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Passons à la lecture. Offert par le bon @akuma2002fr, School Girl Strikers est le comicalize d’un free to play smartphone très en vogue. Très slice of life, il décrit la vie de groupe de filles combattant des formes de vies bizarres. Le combat n’est cependant pas très présent dans ce manga entièrement tourné sur les relations entre filles, avec quelques scènes mignonnes à la clé. C’est toutefois le seul intérêt que je vois à cette publication qui installe trop de personnages trop vite, et auxquels on a donc du mal à s’attacher. Le titre n’a aucune dimension ecchi et l’humour reste convenu. Moyen, donc.

Arrivé très tôt pour le TGS comme à mon habitude, je tuais le temps dans la librairie de la gare. Et là, surprise, je vois un manga marqué Fruits Basket Another. Simple réédition, pensais-je… Il n’en est rien : il s’agit là ni plus ni moins qu’une nouvelle histoire originale de Natsuki Takaya dans l’univers de sa légendaire franchise! Pas de transformation en animaux cette fois, mais les personnages sont toujours aussi drôles et adorables, et le design est comme au premier jour. L’héroïne Sawa Mitoma est assez dépressive et renfermée. Bien le contraire de Tôru, mais sa souffrance est telle qu’on a immédiatement la même sympathie pour elle. Un retour totalement réussi sur ce premier volume.

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Anime, maintenant. Cette 4e saison de Fate Kaleid Liner Prisma Ilya renouait je pense avec les qualités de la bonne 2e saison, par opposition à la 3e qui manquait sérieusement d’idées. Là, pour le coup, on a eu de l’humour à la fois très original et très pointu (les blagues avec le restaurateur et sa cuisine ultra-épicée étaient succulentes, j’en pouvais plus) mais une variété de design et de fan service en nette hausse. Par exemple, Ilya utilise presque toutes les cartes de Fate et revêt donc de nombreux (jolis) costumes aux spécialités différentes. C’est plus que c’était niveau scénario ou mise en scène, mais ça se laisse regarder avec plaisir.

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Maquis incompréhensible en tant que light novel, Qualidea Code est nettement plus clair en tant qu’anime. Pas forcément impressionnant ni par l’action, ni par la qualité de son animation, c’est davantage dans l’histoire très inattendue qu’on s’intéressera à cet anime. Dans un futur proche, les humains ont quasiment perdu face à la menace extra-terrestre. Au Japon, Tokyo, Kanagawa et Chiba sont les dernières ville à résister, avec à leur tête des jeunes à qui la génération précédente à conféré des super-pouvoirs. A priori très classique, Qualidea Code va progressivement installer un suspense pesant, jusqu’à renverser complètement à la fois la perspective de l’histoire et les clichés. Les capitaines et vice-capitaines des 3 trois villes soutiennent à eux seuls l’ambiance par leurs chamailleries bien cassantes et le jusqu’au-boutisme de leur personnalité ma foi très drôle.

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Que pouvait bien faire Tales of Zestiria the X pour ne pas rester dans l’ombre de l’excellent Tales of Zestiria sur PS4? Embaucher Ufotable, les rois incontestés de l’animation japonaise. Tales of Zestiria the X a l’air de venir d’une autre dimension tant le studio survole tout le reste par sa maîtrise technique. Des effets de particules n’existent pas ailleurs, les scènes de combat sont un ballet gracieux et le mise en scène fait l’exploit de transcender l’émotion de l’original, comme dans l’épisode introductif d’Edna.

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New Game était la licence en vogue à Akihabara : posters, vidéo, livres et goodies étaient absolument partout. La curiosité l’emportant, je me pose devant l’anime dès mon retour. Et c’est génial! Original, New Game est un spectacle rare car il laisse tomber les sempiternels univers estudiantins pour se consacrer au monde de l’entreprise. Aoba est une jeune bachelière qui vient de décrocher le job de ses rêves : elle va commencer à travailler chez Eagle Jump, le développeur de jeux vidéo qu’elle admire depuis l’enfance. Et là, c’est carrément fantastique car l’anime illustre avec un humour tordant tous les clichés de l’entreprise (japonaise en particulier). Une sorte de Caméra Café 100% jolies filles. Ayant moi-même vécu dans ma (pas si longue) vie professionnelle une grande partie des anecdotes de cet anime, ce fut particulièrement délicieux. L’autre intérêt de cet anime est qu’il exprime la passion du jeu vidéo, mais du côté développement. Le tout avec des personnages aussi fous qu’inoubliables : la programmeuse intransigeante fan d’airsoft, la character designer qui vit pour son boulot, la bêta-testeuse jamais à sa place… Drôle, marquant, extrêmement bien animé, New Game donne carrément envie de se lever le matin pour aller travailler. Anime de l’année, tranquillement.

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Je me suis donc jeté il y a quelques jours sur New Game Challenge Stage, le visual novel tiré de la série sur PSVita. Je viens tout juste de finir mon premier run, et je ne peut pas m’empêcher d’être un peu déçu. La première partie du jeu, bien que prenant un base originale pour son histoire, réutilise trop les situations connues de l’ambiance. La 2e phase qui vient après l’anime apporte plus de nouveautés, mais ne prend pas beaucoup de risques en termes d’humour ou d’illustrations. Il faudra encore le faire 7 fois pour tout voir, mais a priori on est loin de l’éclat de l’original.

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Retournons dans les salles obscures pour conclure. C’est sûrement un peu présomptueux de dire ça, mais en sortant de la séance de Your Name, j’ai eu l’impression que ce film venait de balayer 20 ans de Myazaki… Mitsuha, une jeune fille vivant à la campagne, et Taki, un jeune homme ordinaire de la capitale, ont l’incroyable talent de s’échanger leurs esprits pour une journée : Taki arrive dans le corps de Mitsuha et inversement! Au travers leurs “échanges” les deux jeunes essayent tant bien que mal de garder une vie ordonnée, et finissent par s’entraider et se connaître sans s’être jamais vus. Un jour, l’étrange phénomène cesse et Taki cherche à retrouver Mitsuha avec les minces indices dont il dispose. C’est là que le spectateur arrête de respirer, si tant est qu’il ait encore du souffle après avoir tellement rigolé devant la première partie déjà génialissime. Mais Your Name évolue vers l’une des plus belles et des plus époustouflantes romances de l’animation japonaise. Le suspense est maintenu, réappuyé à chaque étape de la narration si bien que le souffle reste coupé devant le puissance de l’émotion. Le spectateur a le coeur tellement serré pour le destin de ces deux personnages qu’il est incapable de bouger. En sortant, j’ai commencé à me dire que c’était un film d’une beauté comparable au merveilleux 5cm per Second de Makoto Shinkai. Les coïncidences n’étant pas de ce monde, le wiki de Your Name m’apprend qu’il est du même réalisateur… Suscitant des émotions humaines comme peu (aucun?) avant lui et ayant rassemblé plus de 18 millions de japonais, 君の名は (de son titre original) est un monument de l’animation japonaise dont on va parler longtemps.

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Une réponse à “僕の冬 #2017

  1. Your Name… pour peu que vous regardiez Nolife, c’est impossible de passer à côté. Plusieurs reportages ont été diffusés sur son réalisateur, Makoto Shinkai. Je pense que le seul film de lui que j’ai vu est 5cm per Second. J’avais apprécié.

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