Test – Asterisk War Phoenix Festa

Asterisk War Kirin

Diffusé en France par Wakanim depuis quelques mois déjà, l’anime Asterisk War a visiblement attiré pas mal de monde. BandaiNamco décide en effet de précipiter la localisation du jeu tiré de la série, sorti fin janvier sur l’Archipel. Annoncée au moment de la Japan Expo, la version occidentale débarque dès la semaine prochaine sur le Playstation Store de la PSVita.

Asterisk War avatar

Le mode histoire de Asterisk War Phoenix Festa peut se dérouler de deux manières bien distinctes. Intéressons nous à la première, qui consiste à créer son propre personnage. Le menu de création de personnage tient la route, sans être un modèle du genre : les choix proposés en matière de design sont corrects. Une fois votre personnage créé, il fait sa rentrée à l’académie de Seidôkan et se prépare naturellement pour l’événement phare de l’été : le tournoi Phoenix Festa, qui rassemble les meilleurs éléments des différentes écoles de la presqu’île.

Asterisk War avatar training

L’histoire se déroule sur plusieurs mois, dont les 3 premiers sont consacrés à entraîner votre avatar pour qu’il puisse tenir tête aux héros de la série. Asterisk War Phoenix Festa est un action-RPG, dans la mesure où chaque entraînement (et toute autre action au demeurant) fait grimper les statistiques du héros. Divers exercices sont disponibles pour augmenter l’agilité, les HP, l’endurance, la vitesse de récupération, la force ou la défense. Rien d’extraordinaire dans ces entraînements qui ne sont qu’une courte animation : cela devient très vite extrêmement machinal. En dehors de cela, vous avez accès à un menu d’achat pour changer d’arme et un de recherche et développement pour les améliorer. Enfin, vous pouvez tenter de courtes missions pour empocher un peu d’argent. Les défis sont peu enthousiasmants (battre un certain nombre d’adversaires, éviter d’être touché…), si bien qu’on est là encore dans la besogne.

Asterisk War Juris pair

Mais Asterisk War est évidemment connu pour ses héroïnes et le but de jeu sera donc d’en convaincre une d’être votre partenaire pour le tournoi. Pour ce faire, il faut essayer de les impressionner un peu soit en leur offrant des cadeaux quand on les rencontre, soit en faisant grandir votre renommée en combattant d’autres étudiants. Seidôkan a un classement de ses meilleurs élèves et il faudra battre des camarades classés pour leur prendre leur rang. Si vous êtes assez fort, vous pouvez carrément demander a affronter les filles elles-mêmes pour grimper plus vite : vaincre Kirin par exemple vous assure la place de n°1 immédiatement. Si toutefois vous n’avez pas de partenaire à la date d’inscription, le jeu se chargera de vous en trouver une… et vous laissera même choisir! Ceci annihile de fait tout le système de drague qui donc depuis le début ne sert absolument à rien.

Toute la partie dialogue ou dating s’effectue en 2D. Rien de notable à ce sujet donc, si ce n’est le manque d’inventivité criant des conversations, dont beaucoup reviennent très souvent à l’identique. Le friend level de votre copine influe directement sur ses stats, donc il demeure important de lui faire plaisir un maximum : cela ne fera que faciliter les victoires futures.

Asterisk War Kirin finish

Le Phoenix Festa commence au bout de 4 mois et demi. Vous aurez déjà fait pas mal de combats préparatoires, mais c’est ici que les choses sérieuses commencent. Comme dans l’anime, les conditions de victoire sont doubles : vider les HP des deux adversaires ou casser leur badge. L’action se déroule en temps réel sur une aire fermée, et la plupart du temps vous aurez le choix (appréciable) de jouer le héros ou l’héroïne. Les réjouissances s’arrêtent là, car les possibilités de gameplay sont terriblement réduites : un pauvre combo de trois coups sur carrée et une attaque spéciale (d’efficacité extrêmement variable, certaines n’ayant a priori aucun effet) sur L + carrée. La seule subtilité sera d’anticiper les mouvements de l’adversaire pour casser son badge, puisqu’il faut pour cela réussir des contres. Autrement, c’est vraiment du bourrinage pur et simple sans faire véritablement appel à l’adresse du joueur.

Asterisk War Saya

Plusieurs styles de combats sont toutefois visibles : les épéistes iront chercher le contre au corps à corps tandis que Saya par exemple attaquera les HP des ennemis de loin avec ses armes à feu. L’agilité et la vitesse sont toutefois primordiales dans Asterisk War Phoenix Festa : Kirin, le personnage le plus rapide, est très forte quand il s’agit de contrer ses concurrents, avec cependant une endurance très faible. A l’inverse, les sorts de feu de Juris sont tellement lents qu’ils ont du mal à toucher au but. Il y a donc un clair déséquilibre entre les différents personnages. La courbe de progression de l’avatar étant assez logarithmique, le dernier carrée sera difficile et c’est là que les affrontements pourront être un peu intéressants.

Asterisk War Ayato

Vous pouvez également choisir d’aborder le mode histoire avec Ayato, le héros de la série animée. Celui-ci peut s’entraîner à la manière du personnage créé, mais sur une période beaucoup plus courte. Et pour cause : il est super fort dès le début, pouvant causer des dégâts considérables même à mi-distance. N’importe quel combat se transformera donc en véritable promenade de santé, ce n’est donc pas là l’intérêt.

Asterisk War Kirin Juris

Le but sera plutôt de revivre l’histoire de l’anime d’un point de vue différent, avec quelques variations rigolotes. Chaque partie durant au maximum deux ou trois heures, il est très facile de terminer le jeu avec chacune des 5 héroïnes en partenaire. Au final, on aura fait le jeu en long en large et en travers en une quinzaine d’heures, ce qui est vraiment assez peu. Le jeu couvre les deux premières saisons de l’anime, mais vu la la mise en scène et les dialogues ultra-chiche, on ne fait que revoir l’histoire en moins bien. On se consolera comme on peu avec les illustrations disséminées dans le mode aventure. Elles sont dans l’ensemble pas mal (voire très sexy), mais beaucoup sont vraiment trop quelconques pour en faire un point fort.

Asterisk War Claudia

Côté réalisation, la 3D des combats est désespérément mauvaise et Asterisk War Phoenix Festa est bien en dessous de ce qu’on pourrait attendre d’une console portable à l’heure actuelle. Le cel-shading ne parvient pas à cacher la misère de la modélisation, terriblement approximative. Le niveau de détail est au plus bas et les personnages sont clairement laids, comme Irene dont le modèle 3D est épouvantable au point d’avoir envie d’éteindre la console. Les animations ne sont pas mieux : entre bugs de collisions répétés et mouvements pas toujours très jolis, le jeu de BandaiNamco est presque pire à voir lorsqu’il est en mouvement.

Asterisk War Irene

Le titre contient un mode combat libre en plus du mode histoire, qui rassemble la plupart des personnages importants des deux premières saisons. Il faudra pour cela les débloquer en finissant le mode histoire plusieurs fois, mais la bonne nouvelle est que même des personnages assez secondaires dans la série sont ici jouables : c’est par exemple le cas de Shen Fa et Shen Yun dont l’apparition se limite pourtant à deux épisodes. Un casting plus que complet donc, duquel on pourra former les équipes de son choix.

Asterisk War Syliva

Dernier invité surprise, Sylvia, la discrète chanteuse apparue encore plus brièvement dans l’anime, est présente avec une histoire parallèle à elle seule et les illustrations de circonstance à la clé.

Asterisk War Phoenix Festa n’arrive pas à être plus qu’un rouage commercial dans le projet media mix de la licence, un produit collector pour les fans de la dernière heure. Aucun aspect du jeu ne donne l’impression d’un quelconque effort de la part des développeurs. Malgré les nombreux personnages jouables, difficile de recommander cette adaptation bien paresseuse.

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