Glasgow, through the looking glass (Glasgow, de l’autre côté du miroir)

GG header

Impossible de ne pas voir en Glasgow, et ce immédiatement être sorti de la gare, l’inverse d’Edimbourg. Il est évident que les deux villes se complètent sur bien de points que nous allons voir tout de suite.

GG station

Alors certes, l’intérieur de la gare centrale a fait des efforts méticuleux pour conserver une ambiance victorienne : les murs des bars sont fait d’un bois sombre et élégant, au même titre que l’horloge.

GG Tokyo

On ne sera donc que très surpris de tomber immédiatement à gauche sur… Kill la Kill! C’est sûrement là le animate local. Des tas de goodies tirés d’animes/mangas (certains depuis longtemps passés de mode au Japon, cela dit) s’alignent dans les rayonnages très protégés. Il y a de très belles pièces, même si tout ne paraît pas officiel.

GAME Vita

Même pas 10 mètres plus loin, GAME est un bon baromètre de marché britannique du jeu vidéo. Sans surprise, le magasin est partagé entre un gros rayon PS4 à gauche et un gros rayon Xbox à droite. Les jeux PSVita continuent d’exister en physique : toutes les nouveautés sont là, sans exception.

GF Vita

Plus fort encore, GForce gaming a un présentoir PSVita de gros calibre, de fait aussi grand que celui de la 3DS et plus grand que celui de la WiiU. Beaucoup de titres déjà anciens de quelques mois sont encore mis en avant.

GF Vita1

On note la présence de quelques jeux imports : les gamers de Glasgow semblent être des gens particulièrement pointus.

Nippon Kitchen

C’est l’heure de manger. Nous avons encore 3 défis gastronomiques à valider : direction donc le Nippon Kitchen non loin de l’hôtel. Merveille absolue, celui-ci propose un katsu curry udon, et un bon! Le poisson est indéniablement de première fraîcheur, les nombreux sakés sont importés… bref, «manger japonais en Ecosse», c’est fait!

GG Univ

Il faut grimper dans le métro pour voir les meilleurs points d’intérêt de Glasgow, notamment l’université. Fondée en 1451, elle trouve sa forme et emplacement actuels à la fin du 19e siècle, en plein boom victorien. Son clocher est un exemple éminent de style néo-gothique.

Kelvin

Plus impressionnant encore, la Kelvingrove Art Gallery and Museum défie également l’imaginaire avec là aussi, une structure gothique d’une taille conséquente. Une rumeur dit que l’architecte aurait sauté de l’une des flèches après s’être rendu compte qu’il l’avait fait construire à l’envers. Une rumeur cependant fermement réfutée par l’établissement.

Ceratosaure

Le must du must reste l’intérieur, qui fait a la fois galerie d’art et musée d’histoire naturelle. L’établissement semble croire dur comme fer que des cératosaures vivaient en Ecosse il y a 150 millions d’années, même s’il n’en possède qu’une toute petite articulation (le squelette complet, lui, vient du Wyoming).

rapiers

Très belle collection d’armes blanches, les rapières sont superbes.

bennie railtrain

Le musée aborde aussi la technologie en faisant figurer ce Bennie Railplane. La congestion du trafic devient très problématique au début du 20e siècle, aussi George Bennie propose-t-il ce métro aérien pour libérer un peu les routes et le rail, et séparer ainsi le transport passager du fret. Le prototype fonctionne, mais en pleine crise de l’entre-deux-guerres, Bennie ne trouva aucun financement pour lancer la ligne Glasgow-Edimbourg qu’il avait imaginée.

(c) Glasgow Museums; Supplied by The Public Catalogue Foundation

La galerie de peinture poutre tranquillement tout ce qu’on a pu voir à Edimbourg, en particulier grâce aux mythiques Glasgow Boys, un groupe d’artistes très en vue à l’époque victorienne. Ce Japanese Lady with a fan brillamment coloré illustre une fois de plus l’effet de mode que provoque l’ouverture du Japon à la fin du 19e siècle.

stirling station

Stirling Station, de la gare du même nom, est intéressant dans la catégorie impressionniste par sa description précise des transports écossais de l’époque.

Last_of_the_Clan

On relèvera aussi The Last of the Clan, saisissant de mélancolie dans sa description du départ des émigrants qui laissent le reste de leur clan derrière eux en allant chercher fortune au loin. Il faut vraiment observer les visages pour se rendre compte combien le tableau est communicatif.

Dixon, Charles, 1872-1934; 'Shamrock IV' Leaving for New York from Portsmouth, 18 July 1914

Mon préféré reste Sharmock IV leaving for New York. Parti pour la coupe de l’America de 1914, le yacht est perdu au milieu de la concentration des navires de guerre se préparant à un conflit sans précédent. Éminemment métaphorique, le tableau exprime combien la guerre détruit la vie de tous les jours en faisant passer le thème sportif du titre au second plan par rapport au futur oppressant suggéré par les destroyers noirs.

motos

Après un repas coréen épicé mais fort réussi, nous allons au Riverside Museum non loin de là. Centré sur les transports (entre autres choses de la vie quotidienne), il a par exemple un mur de voitures et un autre de motos particulièrement grandioses.

ner a car

On y fait quelques trouvailles intéressantes comme cette Ner-A-Car de 1922, dont la conception atypique lui donnait une stabilité à toute épreuve. Seulement 16’500 unités furent produites, partagées entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis.

honda CB400

Hasard du calendrier, on aperçoit également une Honda CB400, qui n’est autre que l’ancêtre de la Super Four de Hane dans l’anime Bakuon.

IMG_0284

De mystérieuses cartouches de jeux trônent dans la vitrine consacrée aux années 80. La jaquette indique «ZX Spectrum», qui s’avère être un des premiers ordinateurs personnels mis sur le marché, et l’une des rares tentatives de hardware européen en matière de jeu vidéo.

15F loco

Dernière pièce et pas des moindres, cette locomotive 15F Class avait pour tâche de transporter passagers et biens à travers l’Afrique du Sud dans les années 30-40. C’est quand est à côté que l’on se rend compte combien l’engin est immense. Aujourd’hui, une automotrice de Shinkansen par exemple est facilement trois à quatre fois plus petite.

GG Cathe

Le lendemain, nous allons vers la cathédrale de Glasgow. Rien d’exceptionnel ici hormis de belles armoiries et des vieilles bibles.

GG lights

Puisque que nous traversons la rue, parlons un peu des feux de signalisation de ce pays : en Ecosse, le feu n’est vert pour les piétons que lorsque que les voitures sont passées dans les deux sens perpendiculaires de circulation. C’est INTERMINABLE!

GG CC

Nous terminons par le City Chambers à George Square, qui est de facto la mairie de Glasgow en dépit de son nom peu conventionnel. Le dirigeant de la ville lui-même a le titre de Lord Provost (non, pas Frank Provost). Le conseil municipal ayant eu besoin de déménager au 19e siècle, ce chef-d’œuvre d’architecture victorienne fut commandé. La reine Victoria elle-même l’inaugure en 1888.

superdry

Moins riche culturellement qu’Edimbourg, Glasgow est en revanche un carrefour commercial beaucoup plus important et intéressant : c’est, auprès tout, la première ville du pays. Le magasin Superdry a fait mon bonheur, vous découvrirez en quoi dans quelques semaines. Elle est aussi fort supérieure à la capitale d’un point de vue gastronomique : les restaurants sont plus nombreux, plus variés et mieux répartis. Les deux métropoles sont en quelque sorte le ying et le yang d’un tout qui fait de l’Ecosse une destination surprenante qui a toutes les qualités.

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