Japan Expo 2015 – jour 1

panel

Avec ce panneau ressemblant à s’y méprendre à celui d’une gare japonaise, cette Japan Expo 2015 met déjà dans l’ambiance dès la sortie du RER. Il est 14h et ça circule donc plutôt bien : je rentre en moins de 10 minutes.

indé

Dans le salon lui-même, relativement pas mal d’espace pour se déplacer et aucune bousculade n’est à déplorer sur toute l’après-midi. Cerise sur le gâteau, l’intérieur du centre des expositions est plutôt frais. La canicule qui règne sur la France ne se ressent pas et on évite toute fatigue superflue. Je traverse rapidement le coin des artistes indépendants (tous très talentueux, mais le temps me manque) pour aller voir du côté du jeu vidéo.

DQH

Pas grand chose chez Square Enix. La seule grosse attraction est Dragon Quest Heroes, que j’ai bouclé il y a quelques semaines. Il y a bien Final Fantasy Type-0 HD, mais celui-ci ayant été lâchement assassiné par la presse française en mars dernier, sa présence semble assez vaine sur ce salon.

SFZ

On en arrive alors au (toujours très grand) stand Nintendo. L’offre WiiU comprend Splatoon, Mario Maker et Yoshi’s Wolly World. On aperçoit aussi Devil’s Third, caché dans un box pour éviter que trop de monde soit au courant. Interloqué par l’absence de Xenoblade Chronicles X, qui est théoriquement le plus gros jeu WiiU de cette fin d’année, je pose la question au staff qui me répond par «hein, quel jeu vous dites?». C’est dire l’importance qu’accorde Nintendo France à son plus gros RPG… Plus proche de nous, Star Fox Zero est déjà jouable! C’est donc avec empressement que je me jette sur cette exclusivité juteuse.

Hands-on – Star Fox Zero

Premier constat, le jeu est sensiblement plus beau quand on l’a devant les yeux qu’en vidéo. Certes, le niveau de détail est de l’ordre du millionième de ce qu’on peut avoir dans un Star Wars Battlefront, mais au moins les textures sont propres, surtout celles de l’eau. C’est du côté du gameplay que Star Fox Zero confirme la mauvaise impression du Digital Event : l’action est tout sauf haletante, les ennemis arrivent par seulement 3 ou 4 et n’attaquent quasiment jamais (on prend plus de dégâts en se cognant dans le décor), la mise en scène est terriblement convenue… A mon avis, Platinum Games ne doit pas y passer plus de 5 minutes par jour, surtout maintenant qu’ils développent pour de vraies consoles de pointe et un public sérieux. Bref, c’est un Ace Combat-like un peu mou du genou et quelque part, un anachronisme dans le marché d’aujourd’hui.

Du côté de la 3DS, c’est pas fou-fou non plus : Hatsune Miku Project Mirai Deluxe, Project X Zone 2, Chibi Robot et Dragon Ball Z Budoten. Toujours nous aura-t-on épargné Metroid Prime Federation Force… Pas de Great Ace Attorney (dont la localisation est de plus en plus incertaine) ni de Fire Emblem Fates. A l’inverse, une très large partie du stand est réservée à Monster Hunter 4 Ultimate, signe que Nintendo continue à le pousser comme un forcené pour ne surtout pas perdre en perdre l’exclu, ce qui serait un séisme sur le marché japonais.

TK

Beaucoup beaucoup de belles choses chez NamcoBandai. Une borne d’arcade Tekken 7 était par exemple là en attendant sa confirmation sur consoles.

Hands-on – Tekken 7

La révolution se fera encore attendre pour Tekken. Lors du Lili vs Paul joué contre ma soeur, j’étais persuadé de jouer à Tekken 6. D’infimes inflexions font leur apparition comme des décors évolutifs ou des petits ralentis de temps à autre, mais franchement rien de reversant sur cette borne.

Bamco

One Piece Pirate Warriors 3, J-Stars Victory vs, Naruto Ultimate Storm 4 et Sword Art Lost Song sont là pour satisfaire la curiosité des fans d’anime. J’ai fini SAO Lost Song sur PSVita et pour avoir vu la version PS4 montrée ici, il est clair que c’est un portage brut de la version portable, avec les mêmes approximations en termes d’animation. Tales of Zestiria était également en bonne place, mais seule la version PS3 était visible. On ne saura donc toujours pas à quoi ressemble la version PS4 qu’ils nous ont sortie du chapeau pour l’occident.

SAO

Grosse présence de Sword Art Online encore cette année. Le manga et le roman étaient là. L’anime également, en particulier par le premier coffret français de l’excellent Phantom Bullet et son prix inflationniste (55€ le coffret Blu-Ray). Reki Kawara était également l’un des invités majeurs et donnait dédicaces et live drawing.

SFV

Capcom avait amené pour la première fois au public Street Fighter V sur PS4. L’occasion d’être parmi les premiers à s’essayer au prochain jeu de baston phare de la console.

Hands-on – Street Fighter V

Très technique pour quelqu’un qui vient de l’univers Tekken comme moi, Street Fighter V n’en est pas moins intéressant, d’une part par son aspect technique et sa mise en scène qui claquent bien sur la nouvelle console de Sony, et d’autre part par les petits changements présentés ici. En plus de la barre de «EX» servant à balancer les gros coups, on a maintenant une barre de «V» dont l’utilisation diffère selon les personnages. Elee peut être active ou passive. En conclusion, SFV confirme son statut de favori pour la prochaine saison de baston.

faux

Toujours difficile pour moi d’acheter des goodies, tant la plupart des produits respirent le faux. Des tas de sacs, T-shirts ou stores Kan Colle, Date A Live etc. clairement inexistants dans les magasins spécialisés japonais fleurissent de manière suspecte. Encore une fois, la vigilance l’emportera.

Tout de même beaucoup de points d’intérêts artistiques encore cette année. Assez surprenants (en bien comme en mal), leur diversité ne se dément jamais.

eva

L’expo pour les 20 ans d’Evangelion était rachitique. Quelques pages du manga, une paire de croquis et des infos générales vues ici même en 2013, la saga ne fait guère qu’acte de présence sur cette édition.

himeji

Beaucoup plus rigolo, des artistes un peu plus huppés ont infiltré l’événement. Ce tableau représentant le château de Himeji vous en coûtera pour 11’000 euros. Légèrement au-dessus du budget moyen des festivaliers…

veste

Ces vestes brodées sobrement baptisées «Dieu du Vent et du Tonnerre» et «connaître le futur en étudiant le passé», qui semblent tout droit sorties d’un déstockage de la boutique de kimono d’Arashiyama, coûtent en réalité 4000€ pièce! … Je vais plutôt attendre le déstockage d’Arashiyama…

phenix

Ce petit truc à losanges à droite coûte 2000€, la tapisserie conceptuelle avec le phénix n’est elle carrément pas à vendre! Je vous laisse imaginer où ça pourrait tourner en termes de prix…

frise

Dernier exemple et pas des moindres, cette frise nous permet d’examiner assez exhaustivement les idéogrammes en caractères de la dynastie Qin. Très difficile à analyser, mais on reconnaît assez aisément des kanjis tels que (dieu), (nom) et (pays).

bouffe

Chaque année, l’aspect culinaire grignote du terrain et c’est encore une tripotée de stands qui viennent faire découvrir leurs spécialités cette année, au détriment des exhibitions plus moe qui à mon grand regret disparaissent quasi-complètement du hall principal.

loot

Voilà, fatalement, le premier jour fait un trou au budget. La box collector de Phantom Bullet est un bijou, le guide book est absolument splendide. La bonne surprise, c’est que le coffret Black Bullet était épuisé à 16h, succès mérité pour cet excellent anime. Il faudra donc revenir à la charge demain.

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