Impressions – Bullet Girls

BG

L’été dernier, j’avais le doigt sur le bouton «acheter» de Bullet Girls… puis je me suis rétracté en pensant à l’impressionnant backlog que j’avais sur PSVita. Que n’ai-je pas eu le même raisonnement au moment des soldes de D3 Publisher sur le PSN, où j’appuyai sur ce même bouton pour la moitié du prix…

Taux d’obtention des trophées : 9% (rang E sur PSN Profiles, campagne bouclée à 70%)

Raison de l’abandon: Ragequit suite à une mission d’infiltration débile

2015-03-08-205542

Bullet Girls en fait, c’est Senran Kagura avec des armes à feu. Dont un Barrett M82, raison nécessaire et suffisante pour mon investissement dans ce jeu, couplée bien sûr à la tsundere qui va avec et aux (nombreux) costumes destructibles. Costume break qui s’applique aussi à toutes les ennemies, et que l’on désactive donc immédiatement vu combien ça casse le déroulement du jeu. Séquences de surcroît trop courtes pour concurrencer efficacement son modèle. Fan-service passable donc. Tout du moins est-il déjà meilleur que l’histoire anecdotique et les dialogues qui se sont révélés particulièrement assommants, sans parler des support characters justent insupportables tant ils sont perroquets…

dress room

Bullet Girls reste fort agréable à regarder, notamment grâce à la modélisation impeccable de ses personnages principaux, clé de voûte du genre. Après, les décors sont génériques et sans intérêt, mais honnêtement on a pas le temps de les regarder.

cover

Car il ne faut pas longtemps pour identifier la particularité de ce jeu : c’est hyper-difficile! A l’inverse du simpliste Action Neptune U ou de Senran Kagura qui a un mode facile en joker, Bullet Girls est un TPS qui demande une concentration de tous les instants et une précision extrême. Dès les premiers chapitres, mes mains étaient complètement meurtries à force de s’agripper à la PSVita. C’est la folie : les missions ne durent que quelques minutes mais en paraissent une éternité tellement la barre de vie se vide rapidement. Pour ne rien arranger, elles toutes en contre la montre et croyez-moi, vous n’avez pas le temps de souffler.

inf

Dans l’absolu, ce n’est pas une mauvaise chose de refuser la facilité et de pousser le joueur dans ses derniers retranchements. La jouabilité est honnête, avec un système de couverture relativement bien foutu, mais l’équilibre des armes est bidon : Bullet Girls décide, au mépris de tous les principes de la guerre moderne, qu’un fusil d’assaut est plus efficace qu’un lance-roquette pour détruire des containers, et que qu’un fusil à pompe ne fait aucun dégât à plus de 90 cm (ah non pardon, ce dernier point avait déjà été établi par COD Black Ops). Tout cela, passe encore. Mais au chapitre 6, D3 se fout vraiment du monde. Je vous explique : je dois me rendre d’un point A à un point B sans me faire repérer. Ok, me dis-je, allons-y. Je shoote discrètement le premier garde : game over. Je recommence, je vais péniblement jusque dans la cour intérieure complètement à découvert et je shoote donc un 2e garde : game over. Je suis donc dans un Metal Gear Solid où je ne dois tirer AUCUN COUP DE FEU et utiliser des angles morts que je ne connais pas!

Dernier défaut rédhibitoire, ce jeu classe le Barrett dans les fusils d’assaut. Et là, c’est vraiment plus possible quoi…

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