僕の夏休み #2014

Rei l

Longue convalescence post-opératoire oblige, je peux profiter entièrement des deux mois d’été pour tenter d’éroder mon monstrueux backlog de jeux, lights novels (LN) et animes. L’intérieur du corps toujours un peu abîmé, je ne suis pas sûr de pouvoir me rendre au Japon en septembre. Ca sera au moins l’occasion de geeker tranquillement au soleil en attendant patiemment que mes entrailles finissent de se reformer. Sans transition, voilà le bilan de ces dernières semaines.

Tina f

Black Bullet. Si vous ne devez retenir qu’un titre, c’est celui-là : tour à tour passionnant, émouvant, éprouvant, mignon, profond, drôle, accrocheur, presque mystique, cet anime tiré du LN du même nom arrive très haut dans la hiérarchie. Confrontée à une invasion d’insectes géants (genre Starship Troopers) appelés Gastrea et répandant un virus mortel, l’humanité s’est retranchée dans des villes-état dans lesquelles se sont formées de nombreuses sociétés paramilitaires. Satomi Rentarô travaille pour l’une d’entre elles et aura fort à faire non seulement contre les Gastrea, mais aussi face aux autres territoires qui cherchent à déstabiliser Tokyo, sans parler de Hiruko Kagetane, tueur fou qui hait l’humanité pour ce qu’elle est devenue. Même si le scénario n’est pas inoubliable, l’histoire arrive a donner beaucoup de sens à sa démarche et certains épisodes portent un vrai message, ce qui est assez rare pour être souligné. Et puis il y a toute la mise en scène : la musique prodigieusement utilisée, le timing parfait du suspense, l’efficacité redoutable du cadrage. Il est aussi assez varié dans la mesure où on rit et on pleure avec la même intensité, et que la saison partage bien le temps entre action, humour et kawaii. La galerie de personnages est absolument remarquable, et en plus, ils sont tous bien mis en valeur tout au long des 13 épisodes. Et puis, il y a du snipe… Ne pouvant attendre une éventuelle 2e saison, j’ai commandé les LN sur-le-champ.

SAO a

Sword Art Online, je sais, c’est vieux. J’avais commencé l’anime l’année dernière, puis je me suis dis que je lirais plutôt les LN. J’ai évidemment jamais trouvé le temps de faire cela. Donc avec l’arrivée de la 2e saison, j’ai pris deux journées pour rattraper le retard. SAO c’était bien, même très bien, mais ça a de gros problèmes d’équilibre. Le premier arc appelé Aincrad était vraiment fascinant, avec beaucoup d’enjeux, de suspense et de rebondissements. C’est un peu idiot étant donnée sa popularité de faire le synopsis mais je vais le faire quand même : le jeune Kirito, joueur invétéré se retrouve enfermé, comme des milliers d’autres dans un MMO en réalité virtuelle appelé Sword Art Online. Toute déconnexion est impossible et être KO dans le jeu provoque une mort réelle, le seul salut pour les joueurs étant d’arriver à bout des 100 étages et d’autant de boss. Certains dialogues sont vraiment bien sentis, et artistiquement ça a de la gueule, ce qui fait que je m’en rappellerai assez longtemps. Par contre, je le trouve un peu trop centré sur Asuna au détriment des autres filles, ce qui provoque une décrue d’intérêt en milieu d’histoire. Difficile toutefois de jeter la pierre, le LN est partitionné comme ça. L’autre problème est qu’Aincrad a un background très riche, et, un peu à la manière de Greed Island dans HunterXHunter, on aurait envie que ça dure beaucoup plus longtemps.

Ca à partir de l’épisode 14 et jusqu’à la fin de la première saison au 25, on entre dans l’arc Fairy Dance. Et là, c’est le drame : tout ce qui faisait la force de Aincrad s’est évaporé! On s’ennuie, y’a plus rien. L’action est quelconque, les nouveaux personnages servent à rien et il y a absolument aucun suspense (j’aurais pu écrire la fin vers l’épisode 18). Le tout est sauvé in extremis du naufrage par le screen time de Sugu (la petite soeur de Kirito), qui est absolument adorable.

Shinon l

Ce qui nous amène à la 2e saison. Si on ne peut guère juger après 2 épisodes (bien que l’histoire soit bien installée), le 2e était juste une merveille qui en 25 minutes m’a fait complètement oublier la catastrophe Fairy Dance. La très bonne gestion de l’action, le personnage de Shinon et les innombrables plans snipe y sont pour beaucoup, mais le retour anticipé de Silica (enfin, c’est encore à confirmer) fut une excellente surprise et achève de mettre Phantom Bullet (3 arc de SAO donc) sur les bons rails de Aincrad.

Shido b

Date A Live II nous a fait très peur. Avec l’épisode introductif le plus raté de l’histoire, on entrevoyait déjà la chute d’un monument du harem. Franchement, ça racontait rien, ça faisait mal la transition avec la saison précédente et pour couronner le tout la musique était archi-nulle (mais pourquoi, POURQUOI passent-ils du classique sur une scène de jalousie bidon qui se passe aux toilettes?). Bref, c’était mal embarqué, mais l’anime redresse la barre dès l’épisode 3 avec les jumelles Yamai qui sont bien marrantes, puis avec un nouveau (?) personnage du nom de Shiori et enfin avec un screen time de Kurumi plus que correct. Je digère mal la relative absence de Kotori, mais sur seulement 10 épisodes il fallait s’y attendre… Bref, on est loin de la claque de la saison 1, mais ça se regarde toujours avec plaisir.

AEL aa

Je sais que je vais me faire frapper, mais voilà quoi… l’anime tiré du RPG éponyme Atelier Escha&Logy, il est raté sur quasiment toute la longueur. Le scénario du jeu ayant déjà des déséquilibres certains à l’origine, l’anime n’a pas pu éviter la sortie de route. A sa décharge, on reconnaîtra bien volontiers qu’adapter un jeu à l’écran est difficile car la composante la plus importante ne peut pas être retranscrite, à savoir le gameplay. Pourtant, l’anime de Hyperdimension Neptune passé l’an dernier s’était beaucoup mieux débrouillé, en insistant sur le côté séduction et en soignant sa mise en scène quand la situation s’y prêtait. L’anime d’Escha n’aura réussit à faire ça que dans les épisodes 7 et 8, le reste étant vraiment trop plat sur tous les plans.

mangaka-san a

L’anime Mangaka-san and his assistants n’est pas foncièrement mauvais, mais quand comme moi on a eu la chance des lire les excellents mangas dont il est tirés, on ne peut pas en ressortir satisfait. 12 épisodes de 10 minutes sont trop peu pour rendre correctement l’univers déjanté de ce mangaka obsédé qui rend folles ses collaboratrices par son comportement excentriques et ses avances continuelles. Il y a tellement de choses qui passent à la trappe dans l’anime que c’en est triste à regarder : pas une seule apparition des rivaux de Aito, qui pourtant donnent lieu à des situations désopilantes aux possible. Par ailleurs, l’anime bousille complètement la timeline puisqu’il ne finit pas du tout comme le manga, dont la conclusion était aussi touchante que capitale. Et puis, la qualité du trait dans le manga est telle que l’anime a en paraît visuellement grossier.

DF Takao f

D-Frag. Voilà un petit bijou : Kazama Kenji, connu pour être un lycéen furyô, se retrouve malgré lui appartenant au club de création de jeux vidéo. Appellation de façade, car les filles qui le composent, complètement folles et hyper-actives, ne font que des conneries du matin au soir. Dénué de toute logique narrative, D-Frag enchaîne les gags à une vitesse effarante mais avec un résultat impressionnant, car toutes ces bêtises qui n’ont ni queue ni tête finissent toujours par être drôles. Impossible de reposer ses poumons devant le tsukkomi permanent de Kenji qui expose avec brio et sans temps mort le ridicule de ses camarades et en cela crée de véritables pics d’hilarité qui bombardent le spectateur.

Seikoku no Dragonar

Voilà qui s’est avéré très moyen. Histoire classique d’affrontement entre nations en vue de s’accaparer un pouvoir ancien, Dragonar n’a pas les scènes d’actions ni la tension qui vont avec un tel postulat. Je sais que les dragons sont à la mode mais encore faut-il savoir les mettre en valeur, ce qui n’est pas du tout le cas ici. Avec en plus des personnages qui imitent le type mais pas la charisme de ceux de Zero no Tsukaima ou de Aria the Scarlet Ammo, je ne souviens pas de grand chose hormis 2-3 scènes de fan-service suffisamment tapageuses.

Chaika d

J’ai beaucoup aimé Hitsugi no Chaika, mais honnêtement je saurais pas dire exactement pourquoi. OK il y a du snipe, c’est vrai, mais ça allait au-delà. Il y a le personnage de Chaika, jeune fille bizarre pourtant sur le dos un cercueil comme une écolière aurait un sac à dos, avec dedans un fusil de précision qui tire des sort de magie. L’attachement qu’on peut avoir vis-à-vis de ce personnage provient aussi du fait qu’elle parle par bribes et ne sait pas faire de phrases complètes. Moi qui ai regardé les RAWs, j’ai trouvé très amusant de décoder ce qu’elle disait avec ma seule oreille. Le fil rouge de l’histoire est un peu mince (Chaika cherche à récupérer les membres de son père, un ancien mage noir très puissant), et le développement part un peu à l’ouest, mais les mini-histoires qui composent la saison renouvellent bien l’intérêt au fur et à mesure des épisodes. Il y a toujours des éléments nouveaux et intrigants pour tenir le spectateur en haleine. L’humour est plus qu’honnête et Chaika remplit à merveille son rôle de Gothic-Lolita ingénue.

Miyu

Fate/Kaleid Liner Prisma Ilya, que l’on appellera juste Ilya pour éviter de rallonger encore ce post-fleuve, est une découverte majeure que je dois à Ichikyo57, qui quand il n’est pas dans son Atelier, regarde des shows de Magical Girls. Il se trouve que Ilya en est un, et un sacrément bon par-dessus le marché! D’abord, visuellement il est net et l’animation est d’excellente qualité. Ensuite, le doublage à pas mal de voix que j’adore depuis assez longtemps (Mai Kadowaki, Miyu Matsuki et Kana Ueda). Il a aussi un nombre réduit de personnages principaux, ce qui lui permet de concentrer ses principaux leviers d’intérêt, à savoir l’humour burlesque, une surdose de kawaii et un fan-service un peu à deux étages, partagé entre Ilya/Miyu (les magical girls) et Rin/Luvia (leurs tutrices qui se détestent cordialement). Ce fan-service est en outre parfois particulièrement direct et l’épisode 2 de la 2e saison actuellement en diffusion donne le ton avec des scènes très ostensibles. Bref, enfin un anime de Magical Girls qui garde le cap sans faire dans la demi-mesure et ça j’en rêvais depuis assez longtemps.

Irina

Sur recommendation de mon maître à penser Gweiss, seigneur des LN et Chevalier de l’Ordre des animes, j’ai regardé les deux saisons de High School DxD. HSDxD navigue quelque part entre harem et shônen classique. Seulement, j’ai trouvé qu’il faisait mal le premier et bien le deuxième. Issei, lycéen obsédé de son état, se voit sauver la vie par la séduisante Lias Gremory, qui est en fait… un démon. Il se retrouve alors embarqué dans une guerre entre démons, anges et anges déchus, avec des tas de super-pouvoirs et de filles bien foutues à la clé. Si l’anime gère les affrontements avec brio et inventivité, la fan-service bêtement classique m’a laissé de marbre. Et puis j’ai du mal à avaler qu’un anime introduise une aussi jolie fille que Irina (ci-dessus) et la vire complètement de l’histoire deux épisodes plus tard pour ne laisser que sa collègue Xenovia. Quand même quoi, quand on fout un perso sur la jaquette du DVD, il faut le montrer un peu plus que ça.

Certain que mes espoirs se matérialiseraient sur le papier, j’ai donc acheté les LN dans lesquels Irina étaient sûre d’apparaître. Peine perdue, les LN se révèlent encore plus décevants que l’anime. 250 pages (et croyez-moi il faut les bouffer les 250 pages en japonais) et toujours la même chose : Asia, Xenovia, Asia, Xenovia, Asia, Xenovia, Asia, Xenovia, Asia, Xenovia, Asia, Xenovia, Asia, Xenovia, Asia, Xenovia, Asia, Xenovia, Asia, Xenovia, Asia, Xenovia, Asia, Xenovia, Asia, Xenovia, Asia, Xenovia, Asia, Xenovia… AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH! J’EN AI MARRE!!!! Il y a une ligne d’Irina toutes les 30 pages! C’est clair, l’auteur m’en veut. Pour le reste, ça ne déclenche pas chez moi la soif de lecture d’un Aria the Scarlet Ammo, que je lui préfère nettement en termes de rythme et d’action.

Aria

Ce qui nous amène au volume IX de Aria the Scarlet Ammo, que j’ai fini rapidement en pensant que HSDxD m’occuperait en attendant que le X arrive. Toujours aussi bon malgré le peu de Reki. Le premier chapitre est à trembler d’excitation tellement la situation se retourne en permanence, et le dernier m’a fait regretter de ne pas avoir tout de suite le X sous la main (La Poste, grouille-toi).

En matière de jeux vidéo, dès mon arrivée chez moi, j’ai sauté sur 2 jeux Nippon Ichi Software (NIS). Bien mal m’en a pris…

princess arcadia

Battle Princess of Arcadia est un jeu que j’ai failli importer (put** heureusement que je l’ai pas fait) et qui se présente sous la forme d’un Action-RPG à scrolling horizontal. Il est en fait beaucoup plus que ça, puisque certains types de mission vous obligent à gérer une armée formée de bataillons différents (archers, mages, etc.). C’est là que ça coince, car améliorer son armée coûte cher et son niveau ne peut aller au-delà de celui du perso principal qui à la même arme. Bienvenue dans les années 80! il faut 3-4h de levelling entre chaque mission, puisque évidemment, tous les persos ne prennent pas l’expérience en même temps! Et vu que l’armée ennemie double de niveau à chaque fois, c’est l’option delete de la PS3 qui va régler tout ça.

Hotaru

Tout aussi attrayant à la base, Hotaru Nikki se révèle tout aussi frustrant à l’usage. Vous dirigez une luciole aux faux airs de Pokéball verte pour guider une jeune fille appelée Mion au travers des pièges et des monstres obscurs. A mesure que la difficulté augmente (très vite), l’imprécision des contrôles (+/- corrigée depuis avec le màj) mais surtout l’inertie insupportable de Mion et le timing nanométré achèvent de transformer ce jeu en calvaire. Vous vous souvenez des pubs Sega d’il y a 20 ans qui disaient «Sega, c’est plus fort que toi!», avec le loubard qui se cognait le tête contre la borne d’arcade? Ben c’est ça… Ce jeu est fait pour t’envoyer à l’asile tellement il y a toujours la petite saloperie de m** qui te renvoie au checkpoint pour la 34e fois! OK, la direction artistique est sublime, l’ambiance est fascinante, mais dans l’état actuel c’est pas un jeu. Un jeu donc apporter du plaisir ou/et de l’émerveillement, Hotaru Nikki provoque et cultive la frustration. Ca me fait mal de dire ça, mais là NIS ramasse un zéro pointé.

Geki Noire

Fort heureusement, un joli paquet vient d’arriver de Paris avec mes commandes de juin, à savoir Geki Noire, le spin-off tactical de Hyperdimension à la gloire de la glorieuse Noire, et Girls und Panzer, tous deux sur Vita.

GuP

Comme je ne vais pas commencer Geki Noire tout de suite (Sword Art Online Hollow Fragment oblige), je peux goûter à quelques missions de Girls und Panzer. Bon OK, c’est pas la simulation du siècle, c’est moche, mais le gameplay est rigolo et l’esprit de l’anime est bien présent avec beaucoup de voice acting et des morceaux de l’anime qui poppent un peu partout. La physiques des tanks est plutôt bonne et ils sont assez différents les uns des autres et gardent les particularités qu’ils ont dans l’anime.

Voilà. Un programme tout aussi chargé m’attend pour le reste de l’été, à commencer par Atelier Shallie qui est lui aussi est en route vers chez moi.

 

Une réponse à “僕の夏休み #2014

  1. Je vois que je suis pas seul j’ai reçu récemment Girls und Panzer et date a live install qui vont également rejoindre la longue liste d’attente bloqué par Moero Chronicle et Sao.Le package gekki noir fait envie mais que le jeu est moche j’attend ton test pour me faire une idée.

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