Tokyo Game Show 2013, un salon d’exception

Le train qui m’amène à Makuhari Messe, le gigantesque centre d’exposition qui accueille le TGS, est étonnamment vide. Une fois arrivé sur place toutefois, le flot ininterrompu me rappelle l’importance de l’évènement auquel je m’apprête à participer. Après avoir été rejoint par mes amis, nous nous mettons en marche vers le centre des expositions.

Nous arrivons parmi les premiers (ce qui veut dire qu’il n’y a que quelques centaines de personnes devant nous). Cela aidant, nous investissons le bâtiment dès 10:15, soit seulement un quart d’heure après l’ouverture.

Nous croisons alors vers le stand Playstation, dont la splendeur et la taille imposante illustre parfaitement l’écrasante domination du constructeur japonais sur ce salon. Il est 10:20 et tous les tickets pour accéder à la PS4 ont déjà été distribués. Pour être franc, j’y croyais pas de toute façon… Le stand Sony, telle une forteresse imprenable, ne se laisse pas aborder facilement : son architecture est extrêmement complexe mais on croise tout de même la nouvelle machine de Sony au hasard des allées. Bien verrouillée sous verre, évidemment…

Tout le monde se sépare alors pour aller voir le stand de ses rêves et je me dirige vers le stand de Sega. En passant, je remarque le stand assez discret de Arc System Works. Le développeur présentait un certain Stadust Amazones (3DS). Ce dernier est un Dungeon-RPG assez similaire à Senran Kagura dans l’approche, met en scène un groupe de filles purgeant une peine de prison sur une planète lointaine et qui ne pensent évidemment qu’à s’évader. On ne peut que déplorer que ce titre destiné aux otakus les plus extrêmes arrive en exclusivité sur 3DS en dépit de toute convention sociale ou économiques : de l’argent a visiblement changé de mains, pas forcément propres. Résistant à l’envie très forte d’en prendre un pour taper sur l’autre, je me glisse dans la courte file et m’empare rapidement de l’imposante 3DS XL.

Hands on – Stardust Amazones (3DS)

Ticket nécessaire : non

Temps d’attente effectif : 7 min.

La partie donjon en vue à la 1ere personne ne fait pas rêver : c’est moche, sombre et grossier à la manière d’un Dungeon Travelers 2. Dans la démo, il s’agissait juste de prendre des clés et d’appuyer sur des switchs. Pas grandiose. En combat, le jeu s’avère beaucoup plus sympa par ses graphismes largement au-dessus de la moyenne pour de la 3DS, le caractère loufoque des héroïnes comme des ennemies et le character design qui ne fait pas dans la demi-mesure qestion ecchi, le tout en dépit d’un tour par tour qui m’a semblé répétitif.

Je reprends ma course en direction du stand Sega, assurément le plus intéressant du salon pour son compris exceptionnel entre accessibilité, nombre et variété des titres et durée des essais. L’ancien constructeur présentait évidemment le plus qu’attendu Yakuza Isshin (PS4), mais aussi Phantasy Star Nova (PSVita), Utakumi 575 (PSVita – voir mes impressions plus bas), Project Mirai 2 (3DS), Project Diva Arcade Future Tone (Arcade) , mais aussi des jeux de développeurs partenaires comme Fairy Fencer F (PS3) de Compile Heart (voir mes impressions plus bas) et Phantom Breaker (PS3) de 5pb. Cette année, je ne ferai pas avoir et décide donc tourner constamment autour des bornes en quête du précieux sésame qu’est le 整理券, ou «ticket» dans la langue profane.

J’ai donc un ticket avec Hatsune Miku ^_^ Je rends donc chez Sega à l’heure indiquée pour être l’un des premiers joueurs au monde à jouer à Project Diva F 2nd.

Hands on – Hatsune Miku Project Diva F 2nd (PSVita)

Ticket nécessaire : oui

Temps d’attente effectif : 15 min.

Contrairement à ce qui avait été annoncé, Project Diva F 2nd était jouable sur PSVita et non sur PS3. Le gens de chez Sega étant plutôt sympas, j’ai eu tranquillement le temps d’essayer les trois morceaux de la démo : Akatsuki Arrival, Romeo & Cinderella et Colorful & Melody, soit 15 min de gameplay tout de même! Petit nouveau dans série, Akatsuki Arrival est vraiment un sacré bonheur, autant dans le clip que dans le rythme. Romeo & Cinderella a été retrouvaillé à fond et est d’un charme sans pareil. Quand à Colorful & Melody, il est très proche de l’original… mais en 10 fois plus beau! De grosses nouveautés vient encore complexifier le gameplay : les étoiles jaunes liés pas des traits vous demandent de frotter continuellement l’écran., tandis que les étoiles jaunes seules vont obligeront à toucher l’écran à deux endroits en même temps. C’est loin d’être évident et tout cela viendra agrémenter le challenge pour repousser les limites de ce jeu de rythme sans égal.

Après ce premier essai délicieux, je reviens vers l’entrée pour voir un peu les stands dans l’ordre.

Le titanesque stand de Battlefield 4 est idéalement placé juste à l’entrée du salon. Pour l’anecdote, sur le chemin qui mène au salon, des véhicules estampillées Battlefield 4 diffusaient en boucle le thème du jeu, histoire de mettre le public dans l’ambiance. A midi, il n’est malheureusement plus possible d’y jouer. Les vidéos montrées suffisent en revanche pour montrer le potentiel de ce FPS qui risque bien de révolutionner une nouvelle fois la guerre virtuelle.

Je passe derrière en découvre le stand FIFA14… vide! Apparemment, l’intérêt des japonais est ailleurs (et grand bien leur en fasse!)

Retournons sur le stand Sony afin de prendre la température. C’est toujours aussi chaud : toujours pas de PS4 libre et la Vita est toujours prise d’assaut. Comme vous pouvez le voir ici, Project Diva F 2nd, Madoka Magika – The Battle Pentagram, Legend of Heroes – Sen no Kiseki, New Atelier Rorona, Soul Sacrifice Delta et Danganronpa entre autres sont inaccessibles jusqu’à nouvel ordre. On peut encore jouer à Tearaway, God Eater 2, Gundam Breaker ou Orochi Warriors 3 Ultimate, mais le temps d’attente est d’une heure et cela empiète sur mon prochain rendez-vous.

Je change une nouvelle fois de hall (ce ne sera pas la dernière) pour retourner chez Sega.

En chemin, j’aperçois le stand Xbox, apparemment inconscient de son inutilité profonde. Ils n’ont en effet aucune exclusivité de poids pour le marché japonais. Malgré tout, ces gens ont le bras long et on pu avoir des inventés de choix comme des membres de SquareEnix pour Lightning Returns ou encore Hideo Kojima pour une démo live de Metal Gear Solid V.

Hands on – Utakumi 575 (PSVita)

Ticket nécessaire : oui

Temps d’attente effectif : aucun

Voilà un jeu tout à fait intéressant. Jeu de rythme comme Project Diva F, U575 est radicalement différent dans l’approche. Déjà, le jeu semble scénarisé, racontant l’histoire de deux lycéennes faisant le pari de devenir des Idols, à la manière de Love Live pour ceux qui connaissent. 4 morceaux étaient jouables : j’en ai fait 3. J’aurais pu limite pu faire le dernier, vu les gens de Sega, toujours aussi sympathiques, me laissaient parfaitement tranquillement. Au but de 15 min. toutefois, je décide de laisser le place. La jouabilité de ce jeu est extrêmement particulière : il n’utilise aucun des boutons de la Vita! Tout se fait via le(s) touchscreen(s) : en plus d’appuyer sur l’écran (ou l’arrière) de la portable, il faudra aussi choisir les paroles parmi une liste afin de compléter le couplet en cours. Les choix sont évidemment complètement dans le désordre, les verbes/adjectifs sont séparés de leur terminaison… Bref, inutile de dire qu’à la vitesse ou ça va, ce jeu est absolument injouable sans une maîtrise certaine du japonais parlé et écrit. Les chansons à mon humble avis ne valent pas Project Diva (bien que ce soit aussi du Vocaloid), mais se laissent néanmoins agréablement écouter. Un titre à importer avec précaution!

C’est l’heure de manger. On retrouve une nouvelle fois Hatsune Miku chez Domino’s Pizza. Détestant le fromage y compris sur les pizzas, je me contente de yakisoba.

Intéressons-nous à ce hall 3 où se trouvent les boutiques de produits dérivés, afin que les festivaliers puissent dépenser les yens en trop. Je n’ai pas pu résister (entre autres) à l’attrait des goodies God Eater 2 exclusifs au salon.

Ici aussi, il faut parfois attendre longtemps. J’ai renoncé à toute tentative d’aborder la boutique SquareEnix, tant elle était prise d’assaut.

En effet, je risque d’être fort en retard pour Fairy Fencer F (ticket que j’ai pris à 11:30, c’est vous dire!), nouvelle licence des développeurs de Hyperdimension Neptune récemment annoncée sous le récent label Galapagos RPG.

Hands on – Fairy Fencer F (PS3)

Ticket nécessaire : oui

Temps d’attente effectif : 30 min.

FFF reprend de Neptune V à la fois le système de combat à le character design. Ainsi, la démo faisait déjà état de dialogues assez marrants entre Fang, le personnage principal, et Tiara, l’héroïne à la personnalité assez cassante. En ce qui concerne les combats, c’est du Neptune V dans le texte hormis l’accent notable mis sur les aerials, qui sont déterminant pour faire de gros dégâts. Les personnages peuvent apparemment lier leurs combos, bien que je n’ai aucune idée de comment j’ai fait ça. Restent les habituels skills/limit break que je n’ai évidemment pas pu tester en profondeur. FFF parviendra-t-il à faire oublier Hyperdimension Neptune? Pas sûr, à vérifier le mois prochain lors de la sortie du jeu final sur l’archipel.

A bout de forces après tant de marche et de bousculade, je fais un dernier tour des stand. En particulier celui de Namco, qui abritait entre autres les très attendus God Eater 2 (PSP/Vita, ci-dessus), J-Stars Victory VS (PS3/Vita) et My Sister can’t be so cute – Happy End (PS3).

A ma grande surprise, un stand était entièrement consacré à Infinite Stratos, dont l’anime du même nom voit sa 2e saison arriver dans un mois, ainsi que des trading cards en Novembre et un jeu PS3/Vita au printemps 2014.

Lily Bergamo

Akiba’s Trip 2 (PS3/Vita) de Acquire et Lily Bergamo (PS4) de Suda 51 faisaient aussi une apparition, quoique non jouables.

Une édition particulièrement excitante du TGS donc, dont il faudrait les 2 jours (voire plus) pour profiter pleinement.

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