Test – Atelier Ayesha

Ayesha m

Atelier Ayesha débarque en occident dans tout juste 2 semaines. Voulant profiter des voix japonaises malheureusement absentes de cette version, je me suis procuré l’onéreuse version import. Un mal pour deux biens, puisque je peux vous en parler dès maintenant.

D’un point de vue technique, Atelier Ayesha est dans le prolongement direct de la trilogie Arland : des décors désespérément pauvres et moches mais une modélisation/animation des personnages principaux en constante amélioration. Le travail effectué est saisissant et sur certains plans on y verrait presque du Tales of Xillia. Gust a d’ailleurs carrément retiré les artworks lors des phases de dialogues, ce qui est dommage étant donné le character design toujours au top. Néanmoins, les personnages rendent tellement bien qu’au bout d’un moment je n’y ai même plus fait attention. Gros bémol par contre en ce qui concerne le framerate qui souffre à mort dès qu’il y a plus de 5 PNJs à l’écran.

En termes de gameplay, Ayesha dépoussière un peu la trilogie Arland en combat comme en alchimie. Les affrontements, déjà de grande qualité par le passé, voient l’aspect tactique renforcé par la possibilité de glisser derrière les ennemis pour s’assurer des coups critiques bien utiles. Le placement de vos personnages a également une incidence sur les enchaînements de skills à utiliser (par exemple, deux personnages ne peuvent se couvrir que s’ils sont proches). Bien sûr, il faudra comme toujours planifier minutieusement ses sorties et emporter dans votre panier suffisamment des grenades et d’objets de soin avant de se lancer à l’assaut des donjons, car comme d’habitude, vos adversaires ne feront pas de cadeau. Les combats de boss très exigeants révèlent une nouvelle fois un gameplay riche et profond, mixé entre la stratégie évoquée plus haut et le raffinage de votre équipement par l’alchimie : expérience et tactique seront inutiles si vous n’avez pas perfectionné vos armes/armures, créé des anabolisants et analysé les propriétés des accessoires & objets.

L’alchimie a été considérablement simplifiée. D’abord, toutes les quantités ont été homogénéisées : 90% du temps, vous consommez 1 pour créer 3. Je dois avouer que j’aimais bien les usines à gaz des précédents volets dont les arbres de construction kafkaïens demandaient une méthodologie quasi-pathologique. De plus, les skills que vous associez à vos créations sont prédéfinis par objet alchimique. En clair, vous ne pouvez plus attacher à votre futur objet le méga-skill contenu dans l’ingrédient que vous avez déniché dans une grotte reculée infestée de gros dragons rouges. Disons que l’objet que vous vous apprêtez à concevoir est prévu pour recevoir HP+10%, STR+5, SPD+5 ou Stats+2, il aura au final un ou plusieurs de ces traits en fonction de la qualité obtenue. En tout état de cause, vous ne pourrez jamais implémenter All Stats+5 même si vous l’avez sur un autre ingrédient de base. Les puristes seront déçus, mais ce système à le mérite d’éviter les prises de tête et libère du temps de cerveau disponible pour la gestion de tout le reste.

Désormais, les objets sont cueillis, fabriqués et rangés par groupe de qualité, c.à.d que plusieurs objets de même nature et de même qualité = une case dans le panier. Ceci est un progrès majeur dans la cueillette car votre panier peut tenir beaucoup plus longtemps lors des longs voyages. A noter que vous ne choisissez plus les objets lors de la cueillette, mais vous avez désormais la possibilité d’optimiser votre temps en choisissant de vider partiellement un même point. Les autres personnages de l’équipe vous aident maintenant à maximiser votre récolte. Cette nouvelle interface est moins contraignante et rend plus efficace la gestion du temps et de l’inventaire. Encore une fois, on sent la volonté de rendre le déroulement du jeu plus fluide. Voici une petite vidéo pour illustrer ces différents points.

Car comme toujours dans la série, Atelier Ayesha est limité dans le temps. Chaque jour doit être utilisé à bon escient pour remplir le plus d’objectifs possibles au cours des quelques années qui composent le jeu. Vous aurez très rapidement à vous rendre aux quatre coins de la carte pour faire avancer l’histoire principale, compléter des scénarios annexes, remplir des missions de chasse, livrer vos créations ou tout simplement aller chercher vos ingrédients, sans parler des mini-events qui se tiennent à intervalles réguliers. Vous devez donc en permanence faire le tri, définir des priorités et planifier vos actions dans le moyen/long terme pour rester dans le coup. En parlant de l’histoire, j’ai eu relativement du mal à rentrer dedans. Ayesha recherche sa petite soeur disparue, comme Totori recherchait sa mère, mais c’est vraiment beaucoup moins poignant que dans ce dernier. Quelque part, on est un dans un compromis un peu tiède entre la profonde émotion de Totori et l’excentricité de Meruru. En fait, elle ne prend tout son sens qu’à la toute fin, avec l’arrivée de Keithgrif. A ce moment-là se développe une problématique sur le sens même de l’alchimie, sa légitimé, chose tout à fait passionnante et qui donne un gravité certaine au magnifique combat final.

L’humour est toujours aussi présent et efficace : les characters events sont toujours un vrai bonheur et un grand moment d’humour japonais. La bande-son est encore de grande qualité, avec moult morceaux vraiment sublimes et pas moins d’une dizaine de thèmes de combat, chose rare dans un RPG. On regretta un dosage de la difficulté un peu raté : la plupart des combats se font sans trop de problèmes, alors que certains boss (particulièrement après la fin du jeu) balayent mon équipe poussée au max en 3 tours! On apprécie en revanche la possibilité de choisir sa fin quand le jeu touche à sa fin : vous pouvez ainsi profiter de tous les endings que vous avez flagués en rechargeant votre partie, ce qui au fond, est normal. Cela réduit la replay value, mais il faut tout de même au moins 2 parties d’une cinquantaine d’heures de jeu pour tout avoir, d’où une durée de vie plus que conséquente.

Voilà, même s’il ne fera probablement pas oublier ses merveilleux prédécesseurs, Atelier Ayesha passionne toujours autant en plus d’innover intelligemment. En simplifiant l’alchimie et en rationalisant gestion de l’inventaire, il est également parfait pour se plonger dans la série, à l’inverse des ses ainés très compliqués.

2 réponses à “Test – Atelier Ayesha

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