Pourquoi L est le vrai vainqueur de Death Note

L t/!\ ATTENTION /!\ cet article contient des spoilers très importants sur Death Note. Donc si vous ne l’avez pas lu, allez à la librairie et revenez.

Rarement la lecture m’aura procuré autant de plaisir qu’en lisant Death Note. Mais en même temps, jamais un livre ne m’a autant déprimé que le volume 7 de Death Note. La mort de L fut une dévastation épouvantable dans ma vie d’étudiant. Hormis Squall, je ne m’étais jamais autant identifié à un personnage fictif. Seul et incompris, asocial et anticonformiste, mû par la réflexion pure et basant toute sa vie sur le cartésianisme le plus absolu, L est le miroir quasi-parfait de ma propre personnalité. Incapable d’aller de l’avant, je pris les volumes de 8 à 12, et après avoir rapidement feuilleté la fin, je me rendis chez le bouquiniste dans la vaine intention de me libérer de ce destin funeste.

Car c’est une partie de moi qui est morte ce jour-là. Ainsi commença un deuil diffus, comme cette chose qu’on regrette et qui vient périodiquement vous hanter. Le visage de L inanimé, le déni de justice absolu, le triomphe de la fourberie, de la malhonnêteté, du mensonge, tout cela était marqué comme au fer dans ma mémoire. J’ai cherché des incohérences, construit des scénarios alternatifs : j’en ai trouvé plusieurs, mais le volume 7 était toujours là, sur l’étagère, comme un constat d’impuissance. Je me jurais alors que L vivrai par-delà cet inacceptable destin. Ainsi est né Ryuzaki57, une existence virtuelle qui, comme son illustre modèle, est une grande partie de son existence réelle.

En 2008, alors que j’étais à Tokyo, je fis l’acquisition de trois choses : le roman Death Note – Another Note, le jeu DS L 螺旋の罠 et surtout le DVD L change the World. Je sentais que quelque chose avait changé et que L revenait sur le devant de la scène. Après tout, Arthur Conan Doyle a bien ressuscité Sherlock Holmes. Ironie de l’histoire, je ne regarde pas les DVD que j’achète, car je consacre trop de temps aux jeux vidéos. Ce n’est que très récemment, un soir de 2012 avant de repartir au Japon, que je me décidai à mettre la galette dans la PS3. Ma pupille se dilata quand je compris que cet épisode se passait après la mort de Light. Galvanisé par cette révélation, j’achetai le deuxième film Death Note dès mon retour en France. Considérant le premier fort médiocre, je ne m’y étais jamais intéressé. Pourtant, la réponse à mes souffrances était là, depuis des années : Death Note – the Last Name revisite complètement l’histoire de la série en consacre la victoire de L, car ni Near, ni Mello ne sont évoqués. Même si celui-ci doit se sacrifier au bout du compte, les productions précitées qui viennent conclure la saga montrent bien que L et le vrai héros et seul vainqueur de Death Note, au-delà de la fin implacable qui lui a été dessinée.

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