Avec Black Ops 2, les snipers sont de retour

Depuis 2 ans, les snipers virtuels font grise mine. Black Ops avait profondément changé les règles pour mettre fin à la domination des quickscopers, quitte à bannir l’ensemble de la profession. La suite n’est pas meilleure : devant un Modern Warfare 3 bordélique et un Battlefield 3 dans lequel il faut une demi-journée pour abattre un bonhomme, j’ai personnellement une nouvelle fois passé la saison avec un tableau de chasse quasi-vierge.

2012 ne commence pas mieux, avec un Medal of Honor Warfighter au multi archi-raté (voir plus haut). Tous mes espoirs reposent alors sur Treyarch, ceux-là mêmes qui avaient mis un pavé dans la mare Call of Duty. Mes inquiétudes se sont révélées partiellement infondées, ou partiellement fondées selon que l’on le verre à moitié vide ou à moitié plein.

La première chose qui frappe, c’est la qualité des maps, infiniment mieux pensées que celles de Black Ops 1 ou Modern Warfare 3. Elles utilisent beaucoup mieux la verticalité (nombreux bâtiments avec vue), possèdent toutes plusieurs lignes de tirs dégagées et les spots donnent les uns sur les autres pour éviter tout camping abusif. Malheureusement, il est toujours très facile de se faire prendre par derrière, car la superficie reste assez limitée et la vitesse de jeu toujours plus élevée que dans Modern Warfare 2.

Les fusils eux-mêmes sont très efficaces. Point de quickscope (le scope-in time vous laisse le temps de prendre un café), mais les hitmarkers ont été drastiquement réduits (sauf pour le Ballista qui les collectionne) et la puissance du DSR50 ou du SVU AS s’exprime à plein. Le sway n’est plus un problème : ce petit bidule au-dessus de la lunette appelé ballistics CPU le fait des MIRACLES. Le sway est quasiment réduit à ZERO. Les balles chemisées traversent le béton armé comme du beurre, rendant souvent la couverture de vos adversaires inutile. La puissance et la précision des armes automatiques à été réduite à longue distance, ce qui laisse une petite seconde pour ajuster son tir.

Cette nouvelle donne est un choc sans précédent pour les accrocs de Modern Warfare 3, habitués à gambader dans des maps étroites où le danger ne guette qu’au coin de la rue. C’est donc sans surprise que nous retrouvons dès le lendemain de la sortie des messages du genre (je retranscris dans la langue originale) “mé je compren pas dans MW3 j’avais un super ratio la j’arrive pas a faire 7 kills d’affilé il y a des campeurs qui me snip tout le temps pkoi ils ont mis des fenêtres c nul!”. Ils ne sont cependant pas trop à plaindre, car ils conservent 3 atouts majeurs : une vitesse de déplacement surnaturelle, une puissance de feu inégalée à courte portée (les fusils à pompe ne servent presque à rien) et surtout l’arme ultime des noobs du monde entier : l’aim assist. Cette option, facultative mais appliquée par défaut, permet à ces no-skill de laisser le jeu viser pour eux! C’est une différence d’une à deux secondes lors des duels, c’est énorme et pénalise lourdement ceux qui jouent sans.

En conclusion, je dirais avoir retrouvé dans Black Ops 2 les sensations perdues depuis Modern Warfare 2 mais sans en avoir le confort. Le fun est amoindri par la frustration engendrée par le maintien des options grand public conservés depuis 2 ans. Treyarch est au milieu du gué : les futures MàJ détermineront si les snipers ont retrouvé ou non une place à part entière dans les FPS.

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