Test – Fire Emblem Awakening

J’ai coutume de considérer qu’il y a trois besoins indispensables : boire, dormir et jouer à Fire Emblem. Alors quand sort un nouvel épisode, mon corps me le réclame tout de suite ardemment.

A plusieurs reprises dans la série, le joueur était lui-même dans le jeu en tant que stratège, mais jamais vraiment acteur. Dans Fire Emblem Awakening (FEA), Intelligent Systems a fait bien plus : non seulement vous créez votre personnage vous-même (hype+10), mais celui-ci va prendre part aux combats (hype+100). Cerise sur le gâteau, les développeurs ont inséré un skin de Lightning à peine caché, histoire de faire plaisir aux fans de FF (hype+500’000’000)!

Pourtant, le jeu commence mal, car les graphismes N64 font peine à voir. En plus, les persos n’ont pas de pieds! Ca n’a l’air de rien comme ça mais c’est insupportable à l’usage. Peu importe en fait, on a jamais acheté Fire Emblem pour sa méga-3D, et on se consolera aisément avec des animations correctes et des cinématiques absolument sublimes. Le scénario n’est pas totalement convaincant non plus, malgré quelques éclairs de génie surtout sur la fin. On ne retrouve pas la cohérence et la densité narrative d’un Path of Radiance par exemple.

Salya

Mais là où Awakening fait un grand pas, c’est bien le character design! Intelligent Systems a mis au placard le design type années 80 pour nous offrir quelque chose de résolument moderne et mature par la même occasion. Cela se ressent d’ailleurs dans les dialogues entre les membres de votre armée : parfois croustillants, ils sont d’une manière générale très désopilants. On pourrait regretter que les doublages en soient réduits au strict minimum : les persos ne prononcent en effet que les premiers mots de la phrase, mais le résultat est assez marrant et ça ne gêne pas du tout au final.

Anna (plus rien à voir avec le paragraphe, je mets des persos ici et là…)

Au niveau du système de jeu, on a désormais le choix de rendre la mort définitive ou non : comprenez par là que si vous choisissez le mode appelé «casual» (ça ne s’invente pas), un perso tombé au combat sera toujours dans vos rangs la mission d’après. Je comprends qu’il puisse y avoir des réticences à faire reset après 1h de bataille acharnée, mais avec ce mode casual, on ne joue plus vraiment à Fire Emblem. Mais donner le choix est toujours une bonne chose et les puristes se rabattront sur le mode classique. Vous avez après à choisir entre normal et hard. Pour avoir fini en normal, je peux dire que le difficulté est inégale : certaines missions mettront vos talents à rude épreuve, mais le reste sera une véritable promenade de santé, tant les possibilités de faire de l’expérience sont nombreuses (en plus de certains DLCs qui font office de cheat code genre gold ou XP infini). On ne s’ennuie néanmoins jamais car dans les missions elles-mêmes, FEA innove encore : un personnage sera désormais appuyé par un autre si celui-ci est sur la case adjacente (on peut aussi «combiner» deux unités pour cela). Mais là où le système touche au génie, c’est que plus les persos côte à côte sont proches en termes d’amitié, plus le soutien est efficace! Evasion, précision, taux de coup critique vont augmenter et le 2e personnage pourra couvrir le 1er, voire même frapper à son tour avant la contre-attaque ennemie. Ceci à un impact immense sur le déroulement des batailles, car on constitue des micro-groupes de persos très unis qui peuvent encaisser des vagues entières d’assaillants.

Sairi

FEA dispose d’un nombre juste ahurissant de persos et de classes. Déjà dans les persos de base, il y a en a largement pour tous les goûts. Mais là où FEA est génial, c’est qu’il a un système par lequel deux personnages de sexe opposé qui s’entendent bien vont se marier. De leur union naît un enfant qui, par un système de voyage dans le temps fort commode, sera recrutable dans une mission annexe (celles-là étant pour le coup TRES difficiles). Mais cela ne vous suffit peut-être pas et Intelligent Systems a pensé à vous en intégrant des fonctionnalités StreetPass et SpotPass brillantissimes.

Elincia version 2012!

Déjà, le Nintendo Network vous offre des missions annexes gratuitement, dans lesquelles vous pouvez recruter des persos inaccessibles dans l’aventure principale. Ensuite, toute personne que vous Streetpassez envoie une team dans votre jeu (et inversement), dont vous pouvez recruter le leader en cas de victoire. Conséquemment, vous pouvez donc customiser votre team afin d’apparaître avec classe dans les cartouches de vos concurrents. Enfin, si vous n’en avez toujours pas assez et que vous avez un peu d’argent, vous pouvez passer par la case DLC. Et là, c’est la déception, car en lieu et place de personnages vous obtenez une carte sans âme au bout de scénarios additionnels plutôt ridicules. Et dépenser 4€ pour une carte Magic, c’est pas franchement génial…

Chiki

Reste que Fire Emblem Awakening devient de loin mon jeu préféré sur 3DS, et pour longtemps je pense. Long (j’y ai passé 80h), accrocheur, riche et drôle, il ne fait pas défaut à la réputation d’excellence de la série. 

3 réponses à “Test – Fire Emblem Awakening

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