東京へ帰還,お金が無くなった日 (Retour à Tokyo, où quand l’argent s’est évaporé)

La province c’est bien, mais on s’ennuie à la longue, car les commerces sont très quelconques et laissent inévitablement les fans de l’extrême (comme moi) sur leur faim. Le Shinkansen me dépose juste devant le Shinagawa Prince Hotel. On constate immédiatement qu’à Shinagawa, on est pas vraiment avare sur les écran plasma : il en y a un tous les 5 mètres (ah non, deux en fait : un de chaque côté). C’était quoi le mot d’ordre déjà? Ah oui! Economies d’énergie… Il y a encore quelques progrès à faire.

En parlant d’économies justement, eh bien il ne faut pas trop compter dessus : fermez les plans d’austérité, faites une croix sur le triple A et surveillez les taux d’intérêts, car nous entrons dans la boutique officielle Evangelion.

Le choc est terrible, car les produits sont absolument inabordables : une mini-serviette coûte par exemple 3000¥, un T-shirt plus de 5000!

Après, si vous vous voulez faire une déclaration d’amour vraiment exceptionnelle, je ne saurais trop vous conseiller ces bagues de fiançailles : il y a tous les prix, de 94’500 à 126’000¥. Oui, vous avez bien entendu, on parle ici d’environ 1300 €. A ce prix-là, soyez quand-même un peu près sûr qu’elle dise oui…

Ce n’est pas tout, car il y a un deuxième étage, où les prix sont cependant à la portée des mortels, à l’exception notable de ce jeu de tarots qui n’est PAS à vendre.

Nous venons de claquer plus de 10’000 yens, mais on peut faire mieux : direction donc la boutique Square Enix pour entamer un peu plus un budget déjà sérieusement mis à mal. Ce qui est bien ici au Japon, c’est que personne ne viendra vous soûler avec Hitman, Snooping Dogs ou autres conneries occidentales. Non, ici, on parle Final Fantasy, Kingdom Hearts, Dragon Quest, point barre.

De retour de Odaiba le lendemain après-midi, le destin veut que des amis m’aient invité à boire un quelques verres à Akihabara. Arrivant bien trop tôt, je me suis qu’il serait bête de ne pas utiliser ce temps utilement. Direction donc les entrailles du quartier, afin de chiner les bonnes affaires.

Tournant à la 2e à gauche après le carrefour de la gare, je remarque un nom étrangement familier : Cospa. Ni une ni deux, je monte voir l’achalandage. Et là mes amis, mon visage est devenu LIVIDE! Je vous essplique : Cospa est l’un des plus gros fabricant de goodies jeux vidéo/manga (ils font par exemple l’essentiel des t-shirts) et dispatche traditionnellement sa production dans les divers Animate, Kotobukiya ou sites internets dédiés, où les produits s’épuisent généralement très vite. Je donc n’ai jamais eu accès d’un coup qu’à une fraction du catalogue de Cospa. Fraction qui coûte déjà toujours relativement cher, alors imaginez ce que ça donne ici, dans le magasin officiel de Cospa, où il y a TOUT. Un désespoir profond se lit alors sur mon visage on moment où j’ouvre mon portefeuille pou checker combien il me reste, tout en sachant qu’une coûteuse orgie m’attend dans moins d’heure… Je repars tout de même avec le sac pour lequel je suis sur liste d’attente en cas d’éventuelle refabrication sur Hobby Search.

Le dîner est jovial. Lors de discussions passionnées avec Neko-san, à base de Dragon Quest X, Medaka Box et autres choses parfaitement obscures pour les non-initiés, il m’apprend que l’auteur d’Infinite Stratos s’était querellé avec son auteur et que les romans étaient progressivement retirés de la vente. Je me disais bien que c’était bizarre : j’ai fait toutes les librairies de Matsumoto à Fukuoka, et impossible de mettre la main sur un bête bouquin Infinite Stratos.

Lever aux aurores le lendemain (enfin… 9h quoi…) pour un rush final dans le quartier sus-cité, afin de récupérer tout ce qui de près ou de loin porte la mention Infinite Stratos. Dernier run de 5 heures où c’est l’occasion de s’intéresser un peu plus aux cartes à jouer, qui représentent une part importante du commerce des lieux.

On dénombre au Japon des dizaines et des dizaines de collections de cartes différentes. En fait, chaque anime ou jeu un peu connu a ses propres trading cards. Et comme les gens du marketing au Japon sont shootés à quelque chose qui reste à déterminer, les choses changent très vite : impossible cette année de croiser les cartes Naruto ou Bleach qui faisaient fureur six ans plus tôt. Non, on voit plus fréquemment des productions récentes comme Aria the Scarlet Ammo ou K-ON. Les prix sont (très) variables, allant de 40¥ pour des cartes en vrac à 26’000¥ pour une carte rare signée. Ci-dessus des cartes Aria the Scarlet Ammo fraîchement acquises, de 50 à 200¥ chaque.

Mon instinct me ramène chez Cospa pour un ultime baroud d’honneur. Des toiles d’araignées commençant à apparaître dans le compartiment billets du portefeuille, il faut donc faire appel à American Express, ce qui ne manque pas de crever définitivement le budget initial. Peu importe, impossible de repartir sans la chemise brodée Inifinite Stratos, malgré son prix prohibitif et sa taille beaucoup trop grande. Voilà qui clos de fort belle manière intense deux semaines de shopping enflammé, dont voici le résultat final.

Une réponse à “東京へ帰還,お金が無くなった日 (Retour à Tokyo, où quand l’argent s’est évaporé)

  1. « Snooping Dogs »
    Punaise j’ai craché mon coca sur l’écran, merci. J’avais jamais lu celle là XD

    En tout cas, sacré shopping, ça fait bien envie. Même si perso je serais allée faire un tour au resto Capcom histoire de manger un cerveau ou m’enfiler les plats de Sengoku Basara… *Q*

    (Oui il est 2h du matin et j’ai que ça à foutre, lire tes articles et te spammer de commentaires qui puent. Pour une fois que je suis sur un blog intéressant avec un bon humour, je profite.)

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