福岡,遙かの南へ! (Fukuoka – toujours plus au sud!)

Nomen est omen. Ce proverbe ne semble pas s’appliquer au Japon : le kanji (fuku) signifie bonheur, mais le souvenir des évènements de Fukushima est encore vivace. Il y a un mois à peine, des pluies torrentielles ont frappé la région de Fukuoka, faisant plusieurs morts. Arrivé dans la capitale de Kyûshû cependant, le temps est plus que sec, voire carrément torride.

A Kyûshû, on voit plutôt les choses en grand : la gare est gigantesque, les constructions massives et la tour de Fukuoka est l’un des points les plus élevés du Japon.

Le Washington Hôtel n’est pas des plus simples à trouver car planqué dans un immense centre commercial appelé Canal City. Sur 4 bâtiments et 5 étages, j’aurais pu chercher longtemps sans l’intervention d’un serviable et sympathique employé du centre, qui m’y conduit directement.

Sans transition, je fonce vers le centre-ville, histoire de voir ce que Fukuoka à dans le ventre commercialement parlant. Le Animate local est aussi très bien caché, au fond du 6e étage du Tenjin Core, un centre commercial faisant face à la gare routière de Tenjin. Le magasin est assez grand, mais il y a un problème : je n’ai RIEN trouvé, j’ai déjà TOUT acheté à Akihabara <(>_<‘)> Nous sommes donc en risque de terminer largement dans le budget. Il devient donc urgent de traverser la rue pour se rendre à Junkudo, dans une succursale d’une taille respectable qui permet d’atteindre de nouveaux objectifs.

Téléportons-nous 24h dans le futur en haut de la tour de Fukuoka. Haute de 234 mètres, elle fait évidemment pâle figure en face de sa concurrente tokyoïte, mais la vue sur la baie reste absolument splendide. Le dernier étage est également très instructif car il y a un topo sur toutes les tours du Japon. On y apprend que la tour à coûté 6 milliards de yens, contre 65 milliards pour le Tokyo Sky Tree! La tour de Tokyo n’avait coûté à l’époque, en 1960, «que» 3 milliards de yens, en partie car l’acier venait de tanks américains recyclés après la guerre de Corée. Les escaliers du Tokyo Sky Tree (auxquels vous ne pouvez pas accéder, car on veut votre argent) comptent 2523 marches, la tour de Fukuoka «seulement» 577. Le Tokyo Sky Tree pèse 36000 tonnes et a des fondations de la taille d’un immeuble de 18 étages!

La tour mesure sa propre inclinaison par rapport au vent : nous penchons actuellement de 0,1 cm pour un vent de nord de 9,1 m.s-1. La tour est conçue pour résister à 63 m.s-1 et à des séismes de magnitude 7. Sachant que celui de l’année dernière était de 9 sur l’échelle de Richter, évitez d’acheter à moins de 234 mètres de la tour de Fukuoka…

Le lendemain est consacré aux temples & sanctuaires de Fukuoka. Nous commençons pour le très fréquenté sanctuaire Kushida, qui accueille pas de 2 festivals par ans.

Vient ensuite le Shofukuji, fondé en 1195 par le moine Zen Eisai (ou Yôsai selon certaines lectures), avec l’appui du premier shôgun du l’ère de Kamakura, Yorimoto. Il connu non seulement pour être le premier temple Zen du pays, mais c’est aussi par Eisai que le thé a été introduit au Japon, se diffusant plus tard à Uji, non loin de Kyoto, et donnant naissance au désormais célèbre Uji-cha (宇治茶).

Toujours dans le registre gastronomique, le Shotenji est d’une importance non négligeable : le moine Kokushi, de retour de Chine en 1241, ramène en ce lieu rien de moins que les techniques de meunerie, qui permettront de réaliser les fameux sobas et autres udon que j’affectionne particulièrement. On peut donc le remercier, surtout qu’il revient également avec la recette des manjus (饅頭, gâteaux traditionnels japonais).

Même s’ils n’ont pas inventé la poudre ni le riz au curry, d’autres monuments se distinguent par leur élégance, comme le sanctuaire Sumiyoshi…

où le récemment rénové Tôchôji.

Riche de ces nouveaux éléments, nous pouvons revenir à la modernité en entrant dans le Yodobashi Camera de Fukuoka, où là encore Project Diva f était jouable :) On remarque également l’attrait tout particulier des japonais pour les consoles portables : pas moins de 3 rayons sont consacrés aux accessoires PSVita!

Il est temps de se reposer aux bains publics, qui disposent de sources chaudes dont on ne sait pas tellement d’où elles viennent, vu qu’on est en bord de mer… Peu importe, les bassins sont classieux et relaxant. Je décide manger sur place à la cafète. Seulement voilà, lorsque je donne mon ticket acheté dans la machine, le cuistot ne me file pas à manger mais cette étrange télécommande…

N’étant pas très emballé par ce mets d’un genre nouveau, je demande à quoi elle sert. En fait, c’est un récepteur qui bipe quand le plat commandé est prêt, en permet donc d’aller s’assoir immédiatement. Ingénieux, sauf que manger au milieu de dizaines de trucs qui bipent dans tous les sens, c’est assez curieux.

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