Test – Gravity Rush

Économisant pour mon prochain voyage au Japon, je n’ai pu me procurer la PSVita à sa sortie. Ce n’est pas faute de la vouloir, car j’étais depuis longtemps ostensiblement attiré par Gravity Daze, de son nom japonais. J’ai donc logiquement été directement de la FNAC à la boutique d’import pour me procurer la précieuse petite boîte.

Aisément le jeu le plus attendu de la console, Gravity Rush est en fait bien plus que cela. Le jeu de SCEJ dispose d’un gameplay jamais vu jusqu’alors : vous pouvez en effet modifier la gravité à votre guise pour vous propulser dans n’importe qu’elle direction, marcher sur les murs ou au plafond, ou encore soulever des personnes ou des objets. Malgré le grand éventail d’actions et les immenses possibilités de déplacements, la jouabilité est rarement prise en défaut. Le jeu se prend en main en 30 secondes et on s’amuse immédiatement à visiter les moindres recoins des (très) vastes quartiers de Heskerville, tout en se laissant chuter dans tous les sens et en toute sécurité, car on peut (presque) toujours se rattraper en annulant la gravité. Seules les phases de combats les plus intenses pourront poser problème, car la caméra à du mal à suivre et doit être constamment recentrée. Hormis ce léger défaut, la liberté offerte par Gravity Rush rend son gameplay carrément grisant.

L’autre grande force de Gravity Rush est son aspect graphique. On ressent vraiment la puissance de la Vita à travers les détails des décors et la fluidité des animations. Ajoutez à cela un design inégalable et inédit, couplé à un cel-shading très bien trouvé, et vous avez là un bijou technique comme artistique. Inspiré de la BD franco-belge (dans le style, pas de la design, qui reste japonais), le jeu pioche dans la langue de Molière certains noms de lieux et les titres des chapitres (en français dans le texte!). Les décors et les personnages, extrêmement détaillés de près, se muent par un simili-système de tessellation en une forme de «trait de crayon» à mesure que la distance grandit. Musicalement agréable et pertinent, le soft aurait fait un sans-faute technique si les chargements n’étaient pas aussi longs…

En dépit d’un monde pour le moins vaste, le dernier né de Sony n’est malheureusement pas aussi riche qu’on aurait pu le souhaiter. L’ensemble m’a pris un petite semaine en jouant assidûment mais en ne laissant rien de côté. Le scénario principal est plutôt court et assez inégal, car la trame est au final assez simpliste avec des pics de complexité qui m’ont totalement paumé. Le jeu n’est pas non plus bien difficile : la plupart des missions vous laissent beaucoup de marge et vous pouvez vous permettre les acrobaties les plus folles sans crainte d’être pénalisé (Kat peut s’écraser violemment sur le macadam après une chute de 150 mètres sans une égratignure…). En dehors de cela, vous n’avez guère que des petits challenges et la collecte des gemmes. C’est un peu le syndrome du premier Assassin’s Creed : un monde super-ouvert mais un rien vide. La majorité des PNJs ne parlent pas, le jeu n’est pas doublé (les personnages s’expriment dans une langue imaginaire proche du russe) et la seule quête annexe consiste à rencontrer un couple baladé comme vous dans l’espace temps. Ce défi, avec celui des gemmes, est le seul qui rende l’exploration palpitante : sans cela, le jeu perdrait beaucoup de son intérêt. Le contenu général mérite une mention bien, mais Sony Japan apparaît un peu frileux pour sa première incursion sur Vita, car le système de jeu laisse entrevoir des possibilités extraordinaires.

Véritable révolution dans la forme comme dans le fond, le titre de SCEJ gravite finalement un peu toujours autour des mêmes éléments et ne parvient pas a éviter une certaine pesanteur à la longue (applaudissements). Gravity Rush n’en reste pas moins un jeu extrêmement innovant à se procurer de toute urgence, pour peu que l’on soit fan du made in Japan.

/!\ DLC UPDATE /!\

Sony a prévu quelques DLC pour prolonger l’aventure. Seulement, vu qu’il y a en gros une heure de jeu pour chaque, les 400 yens demandés m’ont semblés excessifs. L’Europe ne devrait pas avoir ce problème, car les prix en euros sont souvent moins prohibitifs, et le DLC2 est offert pour toute pré-commande.

DLC1 – Spy pack

Renferme des challenges difficiles et relativement variés. Il s’agit de filer puis d’infiltrer une bande des voyous foutant le souk dans la zone récréative. Après cela, vous êtes confronté à un mystérieux poseur de bombes qui terrorise le ville. C’est alors une course contre la montre qui s’engage pour désamorcer les engins. Ce scénario est assez sympa, et le fin mot de l’histoire est… plus qu’amusant!

DLC2 – Special Forces pack

Pas super. L’histoire est un peu convenue (Kat intègre les forces d’auto-défense qui protègent la ville) et le challenge inégal. La Slide Race est tout bonnement abominable : les course out sont légion, vu l’étroitesse du parcours. Pas de chance, c’est celui qui vous est offert…

DLC3 – Maid pack

Assurément le plus intéressant bien que très facile, car l’histoire est à mourir de rire. Kat se fait embaucher comme femme de chambre chez une riche mondaine (pour rembourser le mec qui a perdu sa baraque au début du jeu). Il s’avère ensuite que celle-ci est soupçonnée d’avoir tué son mari. A vous de le découvrir!

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