Final Fantasy XIII-2 est un semi-échec au Japon

Final Fantasy XIII-2 s’est vendu à 538’774 exemplaires en 2 jours de commercialisation. C’est beaucoup et c’est peu à la fois : même si cela représente le plus gros lancement de l’année au Japon, on est loin des 1’500’000 du premier FFXIII. On attendra bien entendu les chiffres de la deuxième semaine, mais le million semble compromis. Il ne faut pas se leurrer : Final Fantasy XIII a causé des dommages irréparables à la série dans ses propres terres. Les japonais sont très exigeants et ont tôt fait de se tourner vers d’autres licences.

Cependant, les oiseaux de mauvaise augure qui s’imaginent déjà danser sur les cendres de la série ne devraient pas s’affoler trop vite. Le marché japonais, ont le sait, est le grand homme malade de l’industrie. Les volumes baissent d’année en année et pour ne rien arranger, une partie des joueurs opèrent une transhumance vers le gaming portable, qui ne fait que s’accentuer avec l’arrivée de machines compactes mais puissantes (PSP, 3DS et PSVita). Cela ne justifie en rien le chiffre atteint par Final Fantasy XIII-2, mais dans le pire des cas, Final Fantasy deviendrait simplement une licence forte parmi tant d’autres. Depuis le début de cette gen’ en effet, on a assisté à un réequilibrage des forces en présence avec des séries comme Atelier, Monster Hunter ou encore Tales of qui connaissent un succès croissant.

De plus, il n’est même pas certain que SquareEnix ait rangé le champagne pour autant : l’éditeur avait distribué 850’000 exemplaires du jeu et donc prévu cette relative désaffection. Développé en 2 fois moins de temps que Final Fantasy XIII dont il réutilise le moteur de jeu, le système de combat, les ennemis et la plupart des personnages, Final Fantasy XIII-2 ne devrait pas rencontrer de problème de rentabilité. Cela d’autant plus que la firme japonaise a annoncé une intense campagne de DLC qui, bien qu’extrêmement curieuse, devrait faire rentrer de l’argent frais assez aisément (surtout à raison de 300¥ le costume, attention aux prix des boss optionnels!). C’est même peut-être là la stratégie même de Square Enix : plutot que de faire une grosse production tous les 2 ou 3 ans et espérer réunir le public le plus large possible (ce qui est risqué car l’industrie change très vite), l’éditeur pourrait bien choisir de s’adresser plus souvent à une fanbase certes plus réduite mais aussi plus fidèle, qui n’hésitera pas à pré-commander l’édition collector 5 mois à l’avance et à prendre un bon nombre de DLC derrière. Le producteur du jeu M. Kitase avait recemment déclaré vouloir sortir un épisode de Final Fantasy tous les ans, à la manière de séries comme Assassin’s Creed ou Call of Duty (espérons toutefois que les FF ne suivent pas la même pente descendante).

Enfin, on aurait tort d’enterrer les aventures de Serah aussi vite, car le jeu est actuellement plus pré-commandé que FFXIII aux Etats-Unis. En France, il n’a y plus d’édition Cristal dispo depuis belle lurette et l’édition Collector commence déjà à connaître des ruptures de stock, sur PS3 tout du moins…

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