岡山と帰国 – (Okayama and way back)


L’Okayama International Hotel est à cinq kilomètres du centre-ville. A mon grand désarroi, l’unique bus qui y va ne fait que 6 aller-retour par jour. Ni une ni deux, je monte dans un taxi pour ne pas perdre une minute dans cette dernière étape de mon voyage. Me renseignant auprès du personnel de l’hôtel, j’apprends que la station de tram la plus proche est à 20 minutes.

Jugeant que cette petite marche vaut largement 1600 yens, je descends la route jusqu’au tram. Je suis d’ailleurs le seul idiot à parcourir ces routes sans trottoir à pied.

Je fait une halte chez Cheap, dont les articles sont loin d’être cheap : comptez 17’000 yens pour un jean…

Très précisément 20 minutes plus tard, je grimpe dans le tram direction Bic Camera, où la bande-annonce de Final Fantasy XIII-2 tourne en boucle sur toutes les télés. On m’apprend que Senran Kagura est en rupture de stock. Frappé d’incompréhension à l’idée qu’un jeu réservé à quelques otakus frappadingues puisse être épuisé à 16h30 le jour de sa sortie, je dévisage l’employé avec incrédulité. Soit les quantités livrées étaient terriblement insuffisantes, soit Okayama est une ville de fous!

Je noie cette déconvenue dans l’alcool au kaiten le plus proche, non sans avoir battu mon record de sushis mangés en une session : 13 assiettes qui font 26 sushis.

Le lendemain, je pars découvrir Okayama d’un point de vue plus classique. Le Gorakuen est un jardin japonais en grand format, semblable un green de plusieurs ares avec moult ruisseaux en travers, des étangs remplis de carpes trop bien nourries et des tas de cailloux tous parfaitement lisses. Historiquement, le Gorakuen n’est en fait qu’un jardin de luxe pour le château situé sur l’autre berge.

Celui-ci, absolument resplendissant dans son impeccable noir, a de quoi refroidir le visiteur étranger, car absolument aucun effort n’a été fait sur la traduction. En gros, vous avez droit à un fantastique panneau affichant «History of Okayama Castle» avec un texte constitué de kanjis ultra-complexes bien au-delà du niveau 1. D’autant que les collections qu’il renferme sont impressionnantes : de très belles lames, des armures, de calligraphies, un tanegashima d’époque… Je vais donc me limiter à la brochure et vous dire le château à été fini en 1597. Si vous avez bien suivi les précédents posts, vous avez déjà deviné que Toyotomi Hideyoshi est derrière la construction de ce château. A première vue, il n’a pas l’air taillé pour résister aux invasions, car il n’y avait quasiment pas de murs et seulement deux portes. L’explication se trouve en 1869, lorsque le gouvernement Meiji ordonne le démantèlement des défenses du château qui comptait encore à l’époque 35 tours et 21 portes.

Le 24 septembre, il est malheureusement temps de dire au revoir à l’archipel. Je saute dès 6h30 dans le luxueux kodoma qui m’emmène à Shin-Osaka. Après un vol retour toujours forcément plus long et moins confortable, je peux enfin afficher l’étendue du shopping réalisé à peine en 2 semaines.

Bien entendu, tout n’a pas pu tenir en une seule photo, voilà donc la deuxième partie, exclusivement réservée aux goodies.

J’ai donc de quoi tuer le temps jusqu’à l’année prochaine, en commençant par le délicieux Hyperdimension Neptune MkII dont j’ai réalisé avec empressement et malgré le poids du décalage horaire le gaminglive que voici :

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