姫路,お城は?(Himeji, what happened to the castle?)

Après un confortable trajet en Shinkansen passé à jouer à Dead or Alive Dimensions, j’arrive à Himeji sur les coups de 15h.

Cette ville est constituée en grande partie d’allées commerciale couvertes, ce qui forme un gigantesque pâté de maisons bien difficile à contourner en voiture!

Il est donc plus simple de remonter l’avenue principale pour trouver l’hôtel, d’où je ressort aussitôt pour prendre quelques photos du centre.

Il n’y pas de librairie. Je me contente donc d’un copieux repas à base de curry pour assouvir ma faim. Au moment de payer l’addition, je constate que la dame à caisse compte la somme avec un boulier. Devant mon étonnement, elle tente de m’en expliquer le fonctionnement, mais je ne comprends rien à l’artefact…

On passe aux choses sérieuses le lendemain avec le château de Himeji. Comme vous pouvez le voir, il est en travaux. Pour les photos, c’est donc méga-raté bien que, dans un ultime élan de miséricorde envers les touristes floués, les japonais aient peint la façade du donjon principal sur l’énorme bâche.

La visite est cependant loin d’être inutile, car on peut toujours se rendre à l’intérieur où se trouvent de précieuses informations sur l’histoire du château. Il prend forme en 1333 sous le règne du seigneur féodal Akamatsu mais n’évolue vers sa forme finale qu’en 1609, lorsque le nouveau et tout puissant Shogun Tokugawa Ieyasu y dépêche son gendre Ikeda. Les Sakai, derniers résidents du château, doivent rendre les clés en 1873 après que l’Empereur Meiji aie ordonné la fermeture des lieux.

Sa constitution est classique : le château en lui-même est réservé au seigneur et à sa suite, les quartiers autour aux samouraïs, et les commerçants sont en périphérie protégés par les premiers murs. Pour la petite histoire, la gare de Himeji n’a pas été autorisée à l’intérieur des murs lors sa construction à la fin du 19e siècle, mais juste devant. Ce qui veut dire que l’avenue principale actuelle de Himeji ainsi que les centres commerciaux auxquels je fais référence plus haut se trouvent… exactement sur la zone des commerçants d’alors!

Achevé juste après la guerre civile de la fin du 16e siècle, le château a pour premier objectif la défense militaire : de très nombreux emplacements d’armes, des sacs de réserve de poudre et des meurtrières sont encore visibles.

En 1618, le seigneur Honda fait construire l’aile ouest pour sa femme Senhime. L’histoire de cette dernière est la principale attraction du château : descendante à la fois de Nobunaga Oda et de Tokugawa Ieyasu (elle est la petite fille de ce dernier), elle est mariée à 7 ans à Toyotomi Hideyori, fils de Hideyoshi, qui fut à la tête du pays jusqu’à sa mort en 1598. Les Toyotomi et les Tokugawa, rivaux pour la domination du pays, ne s’apprécient guère et le mariage de Senhime est un arrangement politique conçu pour donner une illusion de stabilité du pays. Les Tokugawa profitèrent de la mort de Hideyoshi pour attaquer leurs concurrents. Hideyori est battu à Osaka et perd Senhime, sauvée par Sakazaki sur ordre de Ieyasu. Chose extraordinaire pour l’époque, Senhime défie l’autorité de son illustre grand-père et refuse la main de Sakazaki, car elle est amoureuse du seigneur Honda. Amusé par cette réaction, Ieyasu accepte et installe Honda et sa nouvelle épouse à Himeji. La rébellion de Senhime lui coûtera cher : tous ses proches meurent très vite, et elle n’a d’autre choix que de s’exiler avec sa fille Katsuhime, seule survivante de ce qui est considéré que la «malédiction» du mari qu’elle a rejeté. Cette histoire est un peu trop parfaite et comporte probablement une grande part de légende, mais elle fait son petit effet dans ce lieu historique.

Après cette visite riche en enseignements, je décide de faire un tour à Harimakuni jinja, un sanctuaire qui sait vivre avec son temps (j’ai même aperçu des cartons de bière à travers une fenêtre).

Je ne croyais pas si bien dire : ce parking est en fait un lieu où l’on venir faire «exorciser» sa voiture pour prévenir les accidents de la route. Tout cela me conforte dans l’idée que religion et modernité ne font pas très bon ménage…

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