日本に五回目 – KIXで奇遇 (5th time in Japan – unforeseen encounters in KIX)

10 septembre 2011. La perspective du départ me réveille immanquablement. En consultant mon Iphone désormais privé de SIM, je constate qu’il est 5h30 du matin. Estimant qu’on est jamais trop préparé, je décide de me lever pour être sûr de partir dans les meilleures conditions. Au pire, je pourrai toujours allumer FFXIII pour XP un peu. Il n’en fut rien car j’ai consacré un long moment à changer l’arrière-plan de mon accueil Gravatar (oui je sais ça sert à rien, surtout un jour de départ).

Toujours est-il que j’arrive à Roissy avec 4 heures d’avance. Je me pose donc pour écrire un peu mais sur la quelque trentaine de prises de courant disponibles dans le terminal 2E, aucune ne sort de jus (bravo Aéroports de Paris…). Par chance, un relais Samsung situé sous un des panneaux d’affichage relaye efficacement la précieuse énergie. C’est donc debout que je commence à écrire mon récit de ce cinquième voyage dans l’archipel.

L’enregistrement et la vérification des bagages prennent du temps, si bien que lorsque j’arrive enfin en vue de la porte d’embarquement, les passagers étaient déjà en train de renter dans l’avion.

Au moment de ranger les valises en cabine, une jeune japonaise me demande dans un français approximatif si elle peut mettre ses affaires dans mon casier. A cela je réponds naturellement 「入れるのですか」, ce sur quoi elle reformule sa question en japonais en rigolant. Elle n’est pas la seule à remarquer cet étrange passager : mon voisin de gauche, Nakamura-san, visiblement intrigué par le fait que je lise Bakuman en japonais, me demande si je comprends ce que j’ai devant le nez. Je lui assure que Bakuman n’est pas spécialement difficile, surtout comparé au roman qu’il était en train de lire. Sa surprise n’est que plus lorsque je lui apprends que je suis comptable, ce qui ne nous empêche pas de discuter longuement de mangas, jeux vidéos et des différences entre la France et le Japon. Dans la navette qui m’emmène vers la sortie de Kansai International Airport (KIX pour les intimes, ils se reconnaîtront), un japonais m’aborde et me demande si je vais à Nihonbashi. Je lui réponds que non, car Nihonbashi est jusque là pour moi un quartier de Tokyo. Il sort alors de son sachet un jeu PSP que je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adam, et me recommande le Nihonbashi d’Osaka, qu’il qualifie de semblable à Akihabara. D’abord intrigué par cette empathie soudaine, je me suis rappelé que je portais un coupe-vent Evangelion, le pendentif en argent massif de Lightning, ainsi que des accessoires Evangelion et Negima sur mon Iphone, cela pouvait difficilement passer inaperçu…

Je ne me lasse jamais de regarder les paysages de banlieue sur le chemin qui mène de l’aéroport au centre ville. Après un amusant passage au-dessus de la mer, je retrouve le même bazar architectural, mais qui a le mérite d’être haut en couleurs. On voit de tout : du rose, du bleu, du vert, du complexe d’appartement géant au mini-Macdo en passant par les zones commerciales bariolées. Cela fait penser à un immense chantier sur lequel le planificateur n’est jamais venu. C’est d’ailleurs là que la magie opère : en revoyant ces petites rues limitées à 30 km/h sur lesquelles passent des vans anguleux, au détour d’un temple reconverti en habitation, les pêcheurs tâtant inlassablement le goujon (?) autour d’étangs minuscules, je me dis je c’est là que je devrais être. Non, c’est là que j’aurais dû être depuis le début : la cigogne a très bien pu faire une erreur de livraison. J’ai peu dormi (3 heures), mais relativement plus que la moyenne, ce qui n’est visiblement pas le cas de la jeune fille en face de moi : elle passait son temps à baisser puis relever la tête, le tout les yeux fermés, avec la régularité d’un métronome.

Après avoir posé mes affaires dans mon (étroite) chambre, je décide de suivre le conseil de mon ami de ce matin et de me rendre à Nihonbashi. Il n’a pas tort : l’offre en mangas, DVDs et jeux vidéos est plus que conséquente et je passe près de 4 heures dans ces quelques boutiques, assailli des toutes parts par des œuvres aux couvertures alléchantes. Je me limite pourtant plus ou moins à ce qui était prévu, abandonnant même certaines productions trop décevantes, mais tout cela représente tout de même au final pas loin de 30.000 yens!

Il est à noter que les braves gens d’Osaka attendent également Battlefield 3 avec impatience, un stand lui étant consacré à côté de celui du nouveau Hatsune Miku (et croyez moi c’est pas rien).

Une réponse à “日本に五回目 – KIXで奇遇 (5th time in Japan – unforeseen encounters in KIX)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s