FFXIII – 終わりの感想

Me voici de retour beaucoup plus tôt que prévu avec mes impressions finales sur le jeu. A un peu plus de 70h, j’ai vu défiler les crédits de fin mais il y a encore (heureusement) du pain sur la planche.

Au registre des choses a confirmer, il y a le brio des combats : ils deviennent encore plus techniques dans la deuxième partie du jeu. En clair, vous avez quelques secondes en début de match pour bien planifier votre stratégie si vous ne voulez pas que votre leader s’écroule. A titre d’exemple, les capacités “Jammer” (infliger des états anormaux aux adversaires) sont ici capitales alors qu’elles étaient relativement peu utiles dans les précédents FF. Les boss se font également de plus en plus retords, la capacité “scanner”, sens de l’observation et réflexes surnaturels seront vos meilleurs alliés face à des adversaires qui ne vous feront aucun cadeau. Heureusement et c’est là une de mes craintes qui s’est infirmée, vos personnages ne sont pas en reste. Les magies X enverront voler vos adversaires les moins robustes et les attaques spéciales débloquées en fin de jeu frisent les 300 000 HP de dégâts en break (exactement 299 997, record personnel avec Fang). A l’inverse de FFXII, les invocations sont un peu plus utiles dans cet épisode car en plus d’infliger des dégâts honorables, elles sont un moyen de se sortir d’une situation critique dans la mesure ou vos personnages sont intégralement soignés lorsque votre chimère repart. Dernière chose positive concernant les affrontements, personnages et boss s’expriment en combattant, chose utilisée avec talent et depuis belle lurette dans les Tales of ou Star Ocean mais qui manquait cruellement a FFXII.

La suite confirme que le soft de Square Enix écrase tout question réalisation : les derniers stages sont dans la veine des premiers, c’est-à-dire totalement sublimes. Entre animations époustouflantes et un dernier boss qui restera dans les annales pour son design fabuleux, sans parler des cinématiques qui repoussent encore plus loin les records atteints lors des précédents opus, FFXIII confirme son statut de référence technique sur PS3.

Le scénario se densifie encore dans la deuxième partie du jeu. Les psychologie des personnages se développe : les protagonistes surmontant leurs différents et au-delà des velléités individuelles, une véritable équipe se forme. On apprécie également les “méchants” dont les profils sont variés. Les choix et les destins des antagonistes sont différents mais tous poignants, si bien que la partie adverse ne tombe jamais dans l’uniformité, l’efficacité du scénario en sortant renforcée. C’est aussi dans cette deuxième partie que l’univers de Final Fantasy XIII s’ouvre quelque peu et tranche avec la linéarité qui prévalait jusqu’alors. Les environnements s’élargissent et se prêtent davantage à l’exploration d’autant plus que Pulse est le théâtre de l’unique quête annexe du jeu, qui s’apparente à la chasse de FFXII. Néanmoins cette bonne nouvelle ne parvient pas à faire oublier le manque de zones urbaines. Le joueur traverse bel et bien des villes, mais sans pouvoir y retourner plus tard. Ce point met en lumière la grosse faiblesse de ce treizième épisode, particulièrement en sa qualité de RPG : le titre manque de secrets. C’est tout simple mais de tout temps le RPG a été synonyme de secrets bien gardés qui font la joie des aventuriers que nous sommes. Final Fantasy est toujours resté dans ce cadre, ce n’est pas qu’une histoire. FF, c’est avant tout le grotte de Gogo dans FFVI, dans laquelle on tombe complètement par hasard; c’est le sous-marin englouti de FFVII que vous avez aperçu dans un coin de l’océan; c’est une île bizarre dans le coin inférieur droit de la carte de FFVIII, où des dragons fous vous font mordre la poussière; c’est une douleur aux doigts après la course contre Hippo dans FFIX; c’est 1 heure passée sans cligner des yeux à éviter les éclairs de la plaine foudroyée de FFX; c’est la grotte mystérieuse qui ne s’ouvre qu’avec les dix sphères de FFX-2; enfin c’est la clé de bikanel, qui entre rumeurs et nombreuses quêtes annexes vous ouvre une grotte d’où retentissent d’inquiétants cris de femme.

Beaucoup ont annoncé le crépuscule du RPG japonais et ce XIII semble leur donner raison. Pour ma part je reste convaincu qu’il n’en est rien. Le J-RPG est toujours arrivé tardivement dans les générations de consoles, et a toujours connu une marge de progression exponentielle. Tel le phénix qui brusquement redevient cendres, le J-RPG ne disparaît au cours des transitions générationnelles que pour revenir encore plus éclatant lors de la suivante. Quand on voit la qualité intrinsèque de Star Ocean : The Last Hope, Tales of Vesperia ou Final Fantasy XIII (qui sont différents mais tous excellents), je pense que l’on peut attendre le meilleur pour les années qui viennent en provenance du pays du Soleil Levant.

J’ai fini FFXIII il y a maintenant un mois et demi, je pense avoir donc le recul dont je vous ai parlé plus haut. Comme je m’y attendais, ce qui reste gravé dans mon esprit n’est en rien un petit amas de frustrations, mais bien ce qui fait la force du soft et les excellents moments que j’ai pu y passer. Des moments qui, couplés à une réalisation titanesque et à un système d’upgrade/combats terriblement accrocheur, font bien de ce RPG un Final Fantasy à part entière. En conséquence, j’estime donc que Final Fantasy XIII doit être pris pour ce qu’il est, et non pas pour ce que l’on aimerait qu’il soit. Et il est bien un must-have pour les amateurs de tactique, de challenge et de grandes histoires.

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