Washington D.C.

Arrivés dans un jet bleu sous un ciel non moins azur, nous voici rapidement au cœur de la capitale américaine. La propreté impeccable renforce la beauté de l’architecture, partagée entre les styles renaissance et colonial (avec aussi pas mal de moderne cela va de soi). Il est intéressant de noter que les principaux points d’intérêt sont fort concentrés, ce qui permet de faire la visite a pied (enfin sauf si comme moi vos genoux vous lâchent à mi-parcours). Le métro est donc peu utile, mais en revanche d’excellente facture, avec des stations au design résolument contemporain et des rames très confortables.

Nous passons alors directement au Newseum (le musée des médias). Le bâtiment n’a ouvert qu’il y a quelques mois et ça se voit : écrans géants, tactiles, reproductions, documents d’archives authentiques, les équipements sont ce qui se fait de mieux. Le premier écran tactile nous permet de choisir notre une de journal (celui du jour) parmi les plus grand quotidiens du monde, en plus de l’ensemble des quotidiens américains. Le musée propose ensuite une collection unique de pages originales publiées du 19e siècle jusqu’à nos jours, ainsi que des reportages depuis la seconde guerre mondiale jusqu’à aujourd’hui.

La seconde salle est consacrée a une exposition sur Lincoln (2009 marque le bicentenaire de la naissance de Lincoln). 16e président des Etats-Unis (de 1860 a 1865), Abraham Lincoln a mené son pays à travers la Guerre de Sécession et a proclamé la fin de l’esclavage. Le 2 avril 1865, le général nordiste Ulysses Grant entre dans Richmond, la capitale confédérée. Pour beaucoup, la guerre est finie, et plus particulièrement pour John Wilkes Booth, un confédéré pour lequel la nouvelle tombe comme un coup de tonnerre. Il décide alors de se venger de Lincoln, qu’il considère comme décadent. Il profitera d’une représentation de ‘Our American Cousin’ pour approcher Lincoln et l’assassiner. S’ensuit une chasse à l’homme au cours le laquelle les journaux n’avaient jamais autant mis à contribution, vu l’émoi suscite par la tragédie. Booth sera finalement abattu en Virginie douze jours plus tard.

L’expo sur le 11 septembre est importante (on les comprend) avec quasiment toutes les unes du monde du 12 septembre accrochées au mur. Un film raconte entre autres comment a été prise la photo du prix pullitzer cette année-la, que l’on avait attribué hypocritement à une volonté de faire un parallèle avec la photo d’Iwo Jima (la bannière étoilée est hissée sur les deux photos).

Direction ensuite la Maison Blanche, dont le service de sécurité brille par sa quasi totale absence (certes, Obama était a Londres). On pouvait s’approcher tout près du grillage, et ainsi avoir une belle vue sur la bâtiment.

Nous avons été manger japonais le soir, et j’ai bien failli m’étrangler… Non pas que les sushis US soient mauvais loin de la, mais force de constater qu’ils ont renverse le sel sur l’addition : 100$ pour 2 en comptant 20% de taxes et pourboire! C’est décidé, maintenant ce sera MacDo ou la famine!

Last but not least, le Capitole renferme des sculptures remarquables des grands personnages américains (Lincoln, MacArthur, George Washington) ainsi que des tableaux d’un grand intérêt : comme par exemple l’arrivée de Cortés à Theoticlan ou encore la très impressionnante toile représentant la signature de l’indépendance par Thomas Jefferson. La visite est gratuite et très bien organisée, c’est à ne pas manquer (il faut en revanche assez bien connaître l’anglais pour en profiter). La bibliothèque du parlement est également à recommander rien que pour son hall somptueux. Les expos sont nombreuses et intéressantes (là encore, Abraham Lincoln) mais on y trouve surtout la création déodatienne la plus précieuse que Saint-Dié a jamais connu : j’ai nomme le premier planisphère de l’histoire avec le nom ‘Amérique’ écrit pour la première fois, d’après le nom du dessinateur Amerigo Vespucci. Rien de tel donc pour faire vibrer la fibre déodatienne de Clément qui a retourné la boutique de souvenirs pendant 20 min dans l’espoir de trouver ne serait-ce qu’une carte postale représentant la carte justement, en vain. Quels ingrats ces amerloques…

Ah oui, si vous vouliez comme moi vous la jouer Nicolas Cage et piquer le Livre des Secrets sur la 3e étagère gauche du 2 étage, c’est complètement rate car la salle de lecture est fermée au public.

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