Loveless

Enoshima…
je m’y suis rendu par une des rares journees d’ete que la Japon ai
bien voulu nous accorder cette annee. C’etait la premiere fois que
j’y allais seul, et pourtant c’est comme si j’avais toujours ete
solitaire dans mon exploration de l’ile, une sorte de relation
exclusive qui efface tout le reste. Avec le depart de Seth, ces
moments intemporels passes dans le Japon pittoresque etaient tout ce
qui me restait. Accable par un soleil de plomb, mes forces
diminuaient comme si j’avais rejoint Indiana Jones ou Snake au rang
de ceux dont l’aventure se termine. Quelle etait cette aventure deja?
Une quete dont on ne peut retracer l’origine ni le but. Une quete de
sens, un espace qui ne se reduit jamais au neant, mais qui n’atteint
pas davantage la plenitude.

Je
promenai sur la cote, retrouvant ainsi l’ete de mon enfance, tout en
profitant du calme qui regne dans l’archipel, au milieu des ecrits
legues par Matsuo Basho. Ceci jusqu’au moment ou, agonisant
tranquillement, le chapitre To Love sous les yeux et le chant des
oiseaux bercant mes oreilles, un type alluma son rock a deux euros,
me tirant ainsi hors de la barque de Charon. Je cherchai longtemps le
restaurant ideal, et le trouva. Un restaurant desert, une vue
parfaite sur le large, une biere locale, le delicat toucher du bois :
voila un des aspects du sens qu’il y a à vivre au Japon.

Mais
il me reste une chose a faire, mon oeuvre ne sera pas complete tant
que je ne me serai pas ramene en maillot de bain a la plage (moment
culte de tous les shojos). Helas, le casse-tete qu’etait devenu ma
valise (comment faire rentrer 3 mois d’achats la-dedans?) et surtout
le mauvais temps ont acheve de balayer ce fantasme. Le dernier jour,
alors installe a l’irremplacable Shinagawa Prince Hotel, je decidai
de faire un saut a Shinjuku pour me procurer Senjo no Valkyrie. Ce
jour-la a 4h de l’apres-midi, le quartier de Kinokuniya etait aussi
sombre et oppressant que la scene d’ouverture de Ghost in the Shell :
Innoncence. Est-ce un signe des dieux? Parce qu’en mauvais paien, je
n’ai pas ete prie a Goro jinja. Je refuse de croire a une quelconque
providence ou chatiment. I may have lost it back then, and maybe I
still
don’t have it together, but today I tend to think all this as a long
series of tries and failures that can lead to only one truth, my
thruth.

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