富士山

Notre voyage au Mt Fuji s’est fait dans des circonstances pas banales. Tehion, qui venait d’avoir son permis japonais, a déboulé un jour dans ma chambre en proposant d’y aller en voiture. Il avait déjà d’ailleurs tous les papiers pour en louer une.

La nuit précédant notre départ, j’ai attrapé le pire mal de gorge de ma vie. Ne pouvant dormir, j’ai fini par passer la nuit à jouer à Bleach 3 (ça n’a pas été inutile j’ai débloqué Uqui). Le matin, en voyant Tehion arriver dans ma chambre en débordant de joie, je me suis dit ‘nan, je peux pas lui faire ça’.

Tehion m’ayant filé des médicaments coréens, ça allait déjà mieux. Nous sommes partis de Koganei jusqu’au terminus de Chuô line, ce qui faisait assez loin… Effectivement, 1h15 après, il n’y avait plus que nous dans le train qui roulait à travers des paysages champêtres que je n’aurais jamais crus si près de Tokyo. La ville où nous avons débarqués, Otsuki, fait penser à une de ces petites villes côtières de la méditérannée, avec toutefois les gens en moins (il y avait pas un chat…). On est passés à la pharmacie où j’ai pu expliquer mes symptômes de la nuit.

Ensuite, on est allés chercher la voiture, l’équivalent Toyota de la 1007 (je me rappelle plus le modèle). Elle est complètement automatique et bien sûr, on roule à gauche. A nous donc les routes japonaises, que nous avons bien testées vu qu’on s’est pommés à l’aller et au retour… parlons-en d’ailleurs, que ce soit en ville ou à travers la campagne, la limite de vitesse n’a pas été autre chose que 50 (km/h)… et sur nationale ça fait très très lent! Sur ces routes à 50 donc, entre Otsuki et Mt Fuji fleurissent parfois des zones commerciales dont je ne saisis pas bien l’utilité vu l’absence de ville de plus de 1000 habitants. Toujours est-il que si un jour vous prend l’envie d’acheter Magical Starsign, même dans le no man’s land japonais c’est possible.

Arrivés au(x) lac(s) (il y en a 7!) et après avoir baignés nos pieds dans l’eau tiède, nous nous sommes restaurés. Ce après quoi une terrible énigme s’est présentée à moi : nous sommes le 27 juillet, il fait extrêmement beau et chaud, l’eau est tiède mais pour une raison inconnue, on ne croise personne en sens inverse et l’ensemble des personnes que nous avons pu voir de près ou de loin se résument à la propriétaire du restaurant, quatre véliplanchistes et un couple de dresseurs de chiens!!!!!!!!!!! En fait c’est comme le lac de Gérardmer, mais sans Gérardmer! Parce qu’il y a aussi 40 fois moins de bâtiments qu’à Gérardmer!

Ce n’est qu’à partir de 2000 m, où la raréfaction de l’air se fait sentir et où les arbres disparaissent du flanc du volcan, que l’on trouve les premiers touristes (les autres sont déjà partis pour le sommet). Nous sommes redescendus et j’ai pioncé jusqu’au retour…

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